B) Société non-résidente ( incorporée ailleurs) : quand est-elle imposée en Irlande ?
- Une société non-résidente n’entre en général dans l’impôt société irlandais que si elle exerce une activité en Irlande via une branche/agency (logique de “permanent establishment”/branche).
- Sinon, elle peut être imposée autrement sur certains revenus de source irlandaise (selon nature des revenus, retenues, règles spécifiques).
En pratique : “non-résidente” ≠ “non imposable”, mais l’Irlande taxe surtout via la présence (branche/PE) ou via des revenus de source irlandaise.
4) Idéal pour quelles activités ?
Plutôt “bon fit” (cas fréquents)
- Services B2B/B2S exportables (software, conseil, agence, dev, etc.) : si vous pouvez démontrer une activité réelle(contrats, facturation, gouvernance, etc.) et qualifier correctement le trading → potentiel 12,5%.
- Tech / innovation / R&D : intérêt possible du crédit R&D (30%) si vous avez une vraie activité R&D éligible (documentation indispensable).
- Filiale UE pour opérations commerciales européennes (TVA, contrats, recrutement, etc.), surtout si vous voulez une base anglophone.
Moins “idéal” (ou à structurer avec beaucoup de soin)
- Pure holding / revenus passifs (loyers, intérêts, investissement) : une partie significative peut relever du 25%.
- Activités “high-risk” pour les banques (crypto, paiement, forex, gaming, marketplace complexes) : le vrai frein est souvent le compte bancaire / onboarding compliance, plus que l’incorporation.
- “Boîte aux lettres” sans substance : risque fiscal (résidence/conventions) + risque bancaire (refus).
5) Banques : options et réalité terrain (ouverture de compte)
Banques irlandaises “traditionnelles” (souvent demandées par partenaires/clients)
- AIB, Bank of Ireland, Permanent TSB (selon profil).
- Attendez-vous à : pièces KYC, preuves d’adresse récentes, détails UBO, explications des flux, etc.
Fintech / EMI (souvent plus rapides, mais pas toujours acceptées par tous les partenaires)
- Certaines solutions permettent une ouverture plus “remote” que les banques classiques, mais dépend du pays de l’EMI et du besoin (IBAN, cartes, encaissement, etc.).
Ce qui augmente fortement les chances d’acceptation bancaire
- Substance UE/Irlande (local address crédible, contrats, site, cohérence activité ↔ flux)
- Dossier KYC “propre” (UBO, source of funds, organigramme, prévisionnel, premiers clients)
- Et, dans la pratique, un dirigeant/directeur UE/EEE aide souvent sur la perception risque (même si ce n’est pas toujours “légalement requis” par la banque, c’est un facteur d’acceptation).
Mini check-list (concrète) avant de vous lancer
- Vérifier : résidence fiscale (incorporation + conventions)
- Qualifier votre revenu : trading (12,5%) vs non-trading (25%)
- Si aucun directeur résident EEE : anticiper l’option légale (bond/certificat)
- Commencer par la banque (ou au moins la pré-validation) : c’est souvent le goulot