Création de société au Mexique
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Guide pour créer une société au Mexique en tant que non-résident (fiscalité, TVA, banques, etc.).
1) Création de société au Mexique
Formes juridiques principales
Les plus utilisées par les étrangers :
- S.A. de C.V. (équivalent SA)
- S. de R.L. de C.V. (équivalent SARL)
Caractéristiques :
- Minimum 2 associés
- Capital minimum faible (≈ 3 000 à 50 000 MXN selon forme)
- Responsabilité limitée aux apports
Étapes clés :
- Réservation du nom
- Statuts et documents de constitution
- Inscription au registre du commerce
- Numéro fiscal (RFC)
- Introduction bancaire
Bon à savoir :
- Les étrangers peuvent détenir 100 % du capital dans la majorité des secteurs
- Certaines activités sont réglementées (énergie, télécom…)
Services complets et de qualité, très forte réactivité. Nous parlons français.
2) Impôt sur les sociétés (IS)
- Taux standard : 30 %
Points importants :
- Déclaration annuelle + acomptes
- Dividendes versés à non-résident : ~10 % de retenue
- Convention fiscale France–Mexique → évite double imposition (sous conditions)
3) TVA au Mexique (IVA)
- Taux standard : 16 %
- Taux réduit : 8 % dans zones frontalières
S’applique à :
- biens et services
- importations
- services numériques
Obligations :
- déclaration mensuelle
- paiement régulier
Cas particulier non-résident :
- obligation d’enregistrement TVA pour services digitaux (depuis 2020)
4) Statut non-résident
Deux situations :
A) Société mexicaine (filiale)
imposée normalement au Mexique (30%)
B) Société étrangère sans établissement permanent
taxation uniquement sur revenus mexicains
- retenues à la source (intérêts, dividendes, etc.)
- régime simplifié possible (ex : services digitaux)
Exemple :
- plus-value : 25 % brut ou 35 % net
5) Banques au Mexique
Points clés
- Ouverture souvent complexe pour non-résident
- Demande :
- présence physique
- RFC (numéro fiscal)
- documents société
- parfois visa / résidence
Banques courantes :
- BBVA México
- Santander México
- Banorte
Alternative fréquente :
- ouvrir via filiale locale + représentant légal mexicain
6) Points d’attention importants
Substance locale
- Adresse + représentant légal quasi obligatoire
- parfois directeur local
Compliance
- facturation électronique obligatoire (CFDI)
- obligations fiscales mensuelles
Fiscalité internationale
- CFC (si structure offshore)
- prix de transfert si groupe
Conclusion simple
Le Mexique n’est pas un paradis fiscal :
- IS = 30 %
- TVA = 16 %
Mais :
- marché énorme
- accès USA
- fiscalité stable
- conventions fiscales efficaces
Pour un non-résident :
- OK pour créer une société mexicaine
- mais structure locale réelle nécessaire
- substance économique
- le non-résident paie ses impôts dans son pays de résidence fiscale
40 FAQ claires et utiles sur la création de société au Mexique (spécial non-résident, fiscalité, TVA, banques)
FAQ – Création de société au Mexique
Création & structure
1. Peut-on créer une société au Mexique en étant non-résident ?
Oui, un étranger peut détenir 100 % d’une société mexicaine dans la plupart des secteurs.
2. Quelles sont les formes juridiques principales ?
S.A. de C.V. et S. de R.L. de C.V.
3. Quelle est la meilleure structure pour un étranger ?
Souvent la S. de R.L. (plus flexible et proche d’une SARL).
4. Combien d’associés minimum ?
2 associés obligatoires.
6. Capital minimum requis ?
Très faible (quelques centaines d’euros équivalent).
8. Combien de temps pour créer une société ?
Environ 2 à 4 semaines.
9. Peut-on créer à distance ?
Partiellement, mais souvent une présence locale est nécessaire.
10. Faut-il une adresse au Mexique ?
Oui, une adresse légale est obligatoire.
Fiscalité (IS, impôts)
11. Quel est l’impôt sur les sociétés ?
30 % sur les bénéfices.
12. Les sociétés mexicaines sont-elles taxées mondialement ?
Oui, sur leurs revenus mondiaux.
13. Existe-t-il des régimes fiscaux avantageux ?
Oui, pour PME ou certaines zones (limité).
14. Y a-t-il des crédits d’impôt ?
Oui, notamment pour R&D ou export.
15. Les pertes sont-elles reportables ?
Oui, jusqu’à 10 ans.
16. Quelle est la retenue sur dividendes ?
10 % en général.
17. Y a-t-il une convention fiscale avec la France ?
Oui, pour éviter la double imposition (sous conditions)
18. Les salaires sont-ils fortement taxés ?
Oui, charges sociales et impôts significatifs.
19. Existe-t-il une taxe locale ?
Oui, impôts locaux (ex : payroll tax).
20. Le Mexique est-il un pays fiscalement avantageux ?
Non, fiscalité classique mais stable.
TVA (IVA)
21. Quel est le taux de TVA ?
16 % standard.
22. Existe-t-il un taux réduit ?
Oui, 8 % dans certaines zones frontalières.
23. La TVA est-elle obligatoire ?
Oui, pour la plupart des activités.
24. À quelle fréquence déclarer la TVA ?
Mensuellement.
25. Peut-on récupérer la TVA ?
Oui, si activité taxable.
26. TVA sur services digitaux ?
Oui, applicable aux non-résidents.
Non-résidents & international
28. Peut-on gérer la société depuis l’étranger ?
Oui, mais un représentant local est requis.
29. Faut-il un établissement permanent ?
Oui.
30. Comment sont taxés les revenus de non-résidents ?
Par retenue à la source.
32. Les prix de transfert sont-ils contrôlés ?
Oui, règles strictes.
33. Y a-t-il des obligations de substance ?
Oui, adresse, représentant, activité réelle.
Banque & finance
34. Peut-on ouvrir un compte bancaire facilement ?
Non, procédure assez stricte.
35. Faut-il être présent physiquement ?
Souvent oui.
36. Quels documents sont requis ?
Statuts, RFC, identité, justificatif d’adresse.
37. Peut-on ouvrir un compte en USD ?
Oui, mais réglementé.
38. Existe-t-il des alternatives fintech ?
Oui, mais limitées pour sociétés locales.
Obligations & gestion
39. Y a-t-il une comptabilité obligatoire ?
Oui, comptabilité stricte et digitalisée.
40. Facturation électronique obligatoire ?
Oui, via système CFDI (indispensable).
Résumé rapide
Points forts :
- Accès marché US
- Création ouverte aux étrangers
- Fiscalité stable
Points faibles :
- IS élevé (30 %)
- Banque compliquée
- Compliance lourde
Voici une vision claire, stratégique et concrète pour faire du business depuis le Mexique vers Amérique latine, USA et Europe.
Pourquoi utiliser le Mexique comme base ?
Le Mexique est une plateforme stratégique mondiale :
Accès direct au marché US via USMCA Agreement
Hub naturel vers toute l’Amérique latine
Accords commerciaux avec l’Europe
Coûts plus faibles que USA
1) Modèle de société recommandé
Structure classique
- Société mexicaine (S. de R.L. ou S.A.)
- Détenue par vous (ou holding)
Pourquoi ?
- crédibilité locale
- accès bancaire
- facturation internationale
Variante optimisée (souvent utilisée)
- Mexique = opérations
- Holding (ex : Europe ou autre) = encaissement / optimisation
2) Fiscalité selon les flux
Société mexicaine
- IS = 30 %
- TVA = 16 %
Vente vers Amérique latine
Généralement :
- Export = TVA 0 %
- Taxation dans le pays client
Attention :
- règles locales différentes (Brésil, Colombie, etc.)
- parfois nécessité d’un partenaire local
Vente vers USA
Avantages majeurs :
- Pas de droits de douane (souvent) grâce à USMCA Agreement
- Logistique rapide (frontière)
Fiscalité :
- Pas d’impôt US si pas de “nexus”
- Attention à :
- entrepôt US
- employés US
- Amazon FBA → peut créer nexus
Vente vers Europe
Options :
1. Export depuis Mexique
- TVA mexicaine = 0 %
- TVA payée à l’import en Europe
2. Stock en Europe
- TVA locale obligatoire
- immatriculation TVA (OSS/IOSS)
Astuce :
- souvent combiner Mexique + entité UE
3) TVA & facturation internationale
Depuis le Mexique :
- export = TVA 0 %
- obligation de CFDI (facture électronique)
Cas spécifiques :
- services digitaux → TVA locale du client
- B2B → souvent auto-liquidation
4) Paiements & banques
Problème réel 
- banques mexicaines compliquées
- limitations USD
Solutions concrètes :
- compte Mexique (local)
- fintech internationale :
- Wise Business
- Mercury (via US)
- Payoneer
Montage courant :
- Mexique → facture
- encaissement → compte offshore / US
5) Logistique & opérations
Modèle typique e-commerce
- sourcing : Mexique ou Chine
- stockage :
- Mexique (LATAM)
- USA (FBA / 3PL)
- Europe (3PL)
Mexique = hub production + redistribution
6) Pièges à éviter
Penser que le Mexique = faible fiscalité
→ IS 30 %
Pas de substance
→ risque fiscal (requalification)
Ignorer les nexus (USA / Europe)
→ double imposition possible
Banque mal structurée
→ blocages fréquents
7) Stratégie optimale (résumé)
Setup souvent efficace :
Mexique = opérations / production
USA = distribution (si nécessaire)
Europe = TVA / marché local
Holding = optimisation
Exemple concret
E-commerce :
- société mexicaine fabrique / source
- vend :
- USA via Amazon
- Europe via Shopify + 3PL
- LATAM direct
optimisation :
- holding
- Mexique = centre de coûts + profit limité
Expatriation au Mexique
Guide complet et concret pour s’expatrier au Mexique
(visa, fiscalité, coût de vie, erreurs à éviter).
Pourquoi s’expatrier au Mexique ?
Les points forts :
Climat agréable toute l’année
Coût de vie modéré
Proximité avec les USA
Connexions internationales
Qualité de vie (plages, gastronomie, culture)
1) Les visas pour vivre au Mexique
Visa résident temporaire
- Durée : 1 à 4 ans
- Conditions :
- revenus mensuels ≈ 2 500 – 4 000 €
- ou épargne ≈ 40 000 – 80 000 €
Idéal pour :
- entrepreneurs
- freelances
- expatriés
Visa résident permanent
- Accès direct si :
- revenus élevés
- retraite
- ou après 4 ans de résidence
Avantages :
- pas de renouvellement
- liberté totale
Visa investisseur
- Création de société ou investissement local
2) Fiscalité des expatriés
Résident fiscal mexicain si :
- plus de 183 jours au Mexique
- centre d’intérêts économiques
Impôts principaux
- IR (personne physique) : jusqu’à ~35 %
- IS (société) : 30 %
- TVA : 16 %
Convention fiscale
Entre France et Mexique :
évite double imposition (sous conditions)
mais nécessite structuration propre
Attention
- taxation mondiale si résident
- obligations déclaratives importantes
3) Coût de la vie
Exemple mensuel
- Appartement : 500 – 1 500 €
- Restaurant : 5 – 15 €
- Internet : 20 – 40 €
- Employé domestique : très abordable
Budget confortable :
- 1 500 – 3 000 €/mois
4) Où s’installer ?
Mexico City
- business / networking
- vie urbaine
- pollution + trafic
Playa del Carmen / Tulum
- lifestyle / digital nomad
- communauté internationale
- prix en hausse
Guadalajara
- tech hub
- moins cher que Mexico
- bon équilibre
5) Banque & argent
Difficulté principale :
- ouverture de compte compliquée sans résidence
- besoin :
- visa
- RFC (numéro fiscal)
- justificatif local
Solutions :
- compte local (BBVA, Santander)
- fintech :
- Wise
- Payoneer
6) Vie pratique
Santé
- système public limité
- assurance privée recommandée
Sécurité
- variable selon les zones
- quartiers expats = sûrs
Langue
- espagnol fortement recommandé
7) Erreurs à éviter
Sous-estimer la fiscalité
Ne pas structurer ses revenus
Ignorer obligations locales
Mal choisir sa ville
Penser que tout se fait à distance
8) Résumé simple
Le Mexique est :
- excellent pour entreprendre
- bon pour vivre confortablement
- mais nécessite structuration sérieuse
Profil idéal :
- entrepreneur / e-commerce
- freelance international
- investisseur
Comparatif expatriation et business : Mexique vs Brésil vs USA
Pour vivre + opérer simplement : Mexique
Pour viser un très grand marché local : USA
Pour construire : Brésil
Classement global parce que le Mexique combine mieux la résidence, la proximité avec les États-Unis, un cadre sociétaire connu, et une fiscalité moins lourde que le Brésil, tout en étant beaucoup plus accessible que les États-Unis pour s’installer réellement. C’est une synthèse fondée sur les règles d’immigration et de fiscalité ci-dessous.
1) Expatriation
Mexique
Le visa de résident temporaire permet de rester plus de 180 jours et jusqu’à 4 ans. Ce statut permet de travailler au Mexique lorsque la rémunération est payée depuis l’étranger, ce qui le rend assez adapté aux entrepreneurs et consultants internationaux.
En pratique : c’est souvent l’option la plus fluide des trois pour quelqu’un qui veut vivre sur place sans monter immédiatement une usine administrative.
Brésil
Le visa nomade digital VITEM XIV existe, mais il vise le travail à distance pour un employeur étranger et il n’est pas destiné aux business owners. Le seuil est de 1 500 USD par mois ou 18 000 USD de solde bancaire accessible.
En pratique : très bon pour un remote worker, moins naturel pour un entrepreneur qui veut piloter une société locale active dès le départ.
USA
Les États-Unis n’ont pas de visa “digital nomad”. Le B-1 ou l’ESTA business permettent des réunions, négociations et conventions, mais pas de travail salarié ou d’activité assimilable à de l’emploi local. Pour un vrai projet entrepreneurial, la voie la plus connue pour un Français est l’E-2 Treaty Investor, qui exige un investissement substantiel et de venir y développer et diriger l’entreprise. La France figure bien parmi les pays du traité E.
En pratique : excellent si vous avez déjà du capital et un vrai plan US, sinon nettement plus dur que le Mexique.
2) Fiscalité business
Mexique
L’impôt société standard est de 30 % et l’IVA standard de 16 %, avec un taux réduit effectif à 8 % dans certaines zones frontalières nord sous conditions. Le pays fonctionne avec CFDI/facturation électronique obligatoire.
Lecture business : pas low-tax, mais lisible.
Brésil
Le Brésil reste fiscalement le plus lourd et le plus complexe du trio. La fiscalité corporate tourne autour de 34 % en régime plein via IRPJ + CSLL. En plus, 2026 est une année de transition de la réforme de la fiscalité sur la consommation : les impôts actuels coexistent avec CBS/IBS, avec nouvelles obligations sur les documents fiscaux électroniques dès 2026. La NFS-e nationale devient aussi obligatoire à partir de janvier 2026.
Lecture business : puissant marché, mais compliance la plus lourde.
USA
L’impôt fédéral sur les sociétés est de 21 %, auquel il faut souvent ajouter l’impôt d’État selon la juridiction. Pour les personnes physiques, le taux marginal fédéral supérieur reste 37 %.
Lecture business : la fiscalité fédérale société est compétitive, mais la réalité US dépend beaucoup de l’État, de la payroll, du sales tax nexus et de la structuration.
3) Résidence fiscale personnelle
Mexique
Les règles exactes demandent une analyse fine selon votre situation personnelle, votre nationalité et vos centres d’intérêts. En pratique, il faut traiter le Mexique comme une vraie résidence potentielle si vous vous y installez réellement et y centrez votre vie. Pour un montage propre, il faut vérifier la convention fiscale applicable avec votre pays d’origine.
Brésil
Le Brésil vous considère comme résident fiscal notamment si vous y restez plus de 183 jours sur une période de 12 mois.
USA
Les États-Unis appliquent le substantial presence test : au moins 31 jours sur l’année en cours et 183 jours sur la formule glissante de 3 ans. Les citoyens et résidents fiscaux américains ont aussi des obligations déclaratives mondiales.
Le risque est d’être considéré résident fiscal aux USA si vous vous y rendez souvent.
4) Business international
Mexique
Le Mexique est le meilleur hub opérationnel si vous voulez vendre vers USA + Amérique latine. Vous gardez un fuseau horaire très pratique pour les Amériques, une proximité logistique avec les États-Unis, et une structure de coûts généralement plus légère que les USA.
Brésil
Le Brésil est très fort si votre priorité est le marché brésilien lui-même. Pour rayonner sur toute l’Amérique latine, il est moins “simple hub” que le Mexique à cause de la fiscalité indirecte, de la langue, et de la complexité administrative actuelle. La réforme en cours peut améliorer le système à terme, mais 2026 reste une période de transition.
USA
Les USA sont le meilleur choix si vous voulez vendre aux Américains avec crédibilité locale, lever des fonds, recruter vite, ou bâtir une marque premium mondiale. En revanche, pour “vivre bien + opérer léger”, c’est souvent le moins efficace des trois.
5) Classement par profil
Vous voulez vivre bien, optimiser votre quotidien, et piloter un business international
1. Mexique
2. USA
3. Brésil
Vous voulez construire une vraie société locale sur un énorme marché domestique
1. USA
2. Brésil
3. Mexique
Vous voulez un hub vers Amérique latine + USA avec moins de problèmes
1. Mexique
2. USA
3. Brésil
Vous voulez surtout du lifestyle avec climat, coût de vie et flexibilité
1. Mexique
2. Brésil
3. USA
6) Recommandation
Pour la plupart des entrepreneurs francophones :
Mexique si votre objectif est :
vivre sur place, gérer une activité internationale, vendre vers les USA et l’Amérique latine, et éviter la complexité brésilienne ou le coût d’entrée américain.
USA si votre objectif est :
être dans le plus gros marché, avoir une présence commerciale forte, lever des fonds, ou créer une vraie boîte américaine.
Brésil si votre objectif est :
attaquer le Brésil sérieusement, avec offre locale, équipe locale et ambition locale.