Le saviez-vous ? Créer une entreprise à Malte
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Le saviez-vous ? Créer une entreprise à Malte. Guide complet, erreurs à éviter, banques, développement et comparatif avec l’Angleterre et la France
Pourquoi créer une société à Malte ?
Malte est aujourd’hui l’un des principaux centres économiques de la Méditerranée. Membre de l’Union européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008, elle attire des milliers d’entrepreneurs internationaux grâce à sa stabilité politique, son environnement anglophone, son système juridique inspiré du droit britannique et son accès au marché européen.
Contrairement à certaines idées reçues, Malte ne constitue pas un « paradis fiscal ». Le pays applique les réglementations européennes, les directives contre le blanchiment, les obligations de transparence et les exigences de substance économique qui se sont fortement renforcées ces dernières années.
Créer une entreprise à Malte peut néanmoins présenter de nombreux avantages lorsqu’un projet possède une véritable activité économique, une clientèle internationale et une organisation cohérente.
Le saviez-vous ? Créer une entreprise à Malte. Guide complet, erreurs à éviter, banques, développement et comparatif avec l’Angleterre et la France
Pourquoi créer une société à Malte ?
Malte est aujourd’hui l’un des principaux centres économiques de la Méditerranée. Membre de l’Union européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008, elle attire des milliers d’entrepreneurs internationaux grâce à sa stabilité politique, son environnement anglophone, son système juridique inspiré du droit britannique et son accès au marché européen.
Contrairement à certaines idées reçues, Malte ne constitue pas un « paradis fiscal ». Le pays applique les réglementations européennes, les directives contre le blanchiment, les obligations de transparence et les exigences de substance économique qui se sont fortement renforcées ces dernières années.
Créer une entreprise à Malte peut néanmoins présenter de nombreux avantages lorsqu’un projet possède une véritable activité économique, une clientèle internationale et une organisation cohérente.
Services complets et de qualité, très forte réactivité. Nous parlons français.
Le saviez-vous ? Malte accueille l’un des principaux centres européens des services internationaux
Alors que l’Irlande est connue pour accueillir les sièges européens de nombreuses entreprises technologiques, Malte s’est spécialisée dans plusieurs secteurs internationaux :
- services financiers ;
- fintech ;
- jeux vidéo et iGaming ;
- blockchain ;
- technologies numériques ;
- e-commerce ;
- services maritimes ;
- aviation ;
- conseil international ;
- sociétés holdings.
Le pays accueille plusieurs milliers d’entreprises étrangères qui utilisent Malte comme base européenne pour développer leurs activités.
Le saviez-vous ? L’anglais est une langue officielle
Peu de pays européens offrent un environnement aussi international.
Les contrats, les banques, les administrations et la plupart des échanges professionnels peuvent être réalisés en anglais.
Pour un entrepreneur international, cela simplifie considérablement les démarches.
Le saviez-vous ? Les formalités sont largement numérisées
Comme l’Estonie, Malte a fortement développé ses procédures numériques.
De nombreuses formalités peuvent être réalisées :
- dépôt des comptes ;
- modifications de société ;
- déclarations administratives ;
- échanges avec certaines administrations.
Cette digitalisation réduit considérablement les délais.
Pourquoi de nombreux entrepreneurs choisissent Malte ?
Les principales raisons sont :
- stabilité juridique ;
- appartenance à l’Union européenne ;
- monnaie euro ;
- environnement anglophone ;
- fiscalité des sociétés particulière sous certaines conditions ;
- proximité avec l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient ;
- infrastructures modernes ;
- bonne réputation internationale.
Les secteurs les plus dynamiques
Malte attire principalement :
- fintech ;
- logiciels SaaS ;
- cybersécurité ;
- intelligence artificielle ;
- e-commerce ;
- conseil international ;
- gestion de patrimoine ;
- transport maritime ;
- aviation ;
- tourisme haut de gamme ;
- santé privée ;
- blockchain.
Le saviez-vous ? Le secteur maritime représente une part importante de l’économie
Malte possède l’un des plus grands registres maritimes européens.
Des milliers de navires naviguent sous pavillon maltais.
Cela génère une importante activité :
- juridique ;
- comptable ;
- technique ;
- financière.
Les erreurs les plus fréquentes
Choisir une mauvaise activité
De nombreux entrepreneurs choisissent un objet social beaucoup trop large.
À l’inverse, un objet trop restrictif peut limiter le développement futur.
Une rédaction adaptée est donc essentielle.
Sous-estimer les licences
Certaines activités nécessitent :
- une autorisation préalable ;
- une licence spécifique ;
- des contrôles particuliers.
C’est notamment le cas :
- des services financiers ;
- des jeux d’argent ;
- des assurances ;
- des crypto-actifs selon les réglementations applicables ;
- de certaines activités réglementées.
Oublier les assurances obligatoires
Selon l’activité, plusieurs assurances peuvent être exigées :
- responsabilité civile ;
- responsabilité professionnelle ;
- assurance des salariés ;
- assurance automobile professionnelle.
Mal rédiger l’objet social
Une rédaction imprécise peut :
- compliquer certaines démarches bancaires ;
- limiter l’évolution future ;
- nécessiter une modification statutaire.
Choisir un mauvais code d’activité
Même si Malte ne fonctionne pas exactement comme la France avec les codes APE, la classification de l’activité déclarée reste importante.
Elle influence notamment :
- certaines statistiques ;
- les analyses bancaires ;
- certaines obligations réglementaires.
Ne pas anticiper la TVA
L’immatriculation TVA dépend notamment :
- du chiffre d’affaires ;
- de la nature des prestations ;
- du lieu des clients ;
- des opérations intracommunautaires.
Une mauvaise anticipation peut entraîner des régularisations.
Sous-estimer l’obligation de substance économique
Depuis plusieurs années, les administrations européennes examinent davantage la réalité économique des entreprises.
La substance peut notamment être appréciée au regard :
- des dirigeants ;
- des locaux ;
- des salariés ;
- des fonctions réellement exercées ;
- des prises de décision.
Une société purement artificielle peut rencontrer des difficultés.
Le saviez-vous ? Les banques réalisent des contrôles très approfondis
L’ouverture d’un compte bancaire est devenue l’une des principales étapes.
Les établissements analysent notamment :
- les bénéficiaires effectifs ;
- l’origine des fonds ;
- les flux prévisionnels ;
- les clients ;
- les fournisseurs ;
- le secteur d’activité.
Développer son entreprise
Quand embaucher son premier salarié ?
Le bon moment dépend généralement :
- du chiffre d’affaires ;
- du volume administratif ;
- de la croissance commerciale.
Beaucoup d’entreprises recrutent lorsque le dirigeant consacre davantage de temps à la gestion qu’au développement.
Quand créer une holding ?
Une holding peut être envisagée notamment :
- lors d’un investissement ;
- pour détenir plusieurs sociétés ;
- dans une logique patrimoniale ;
- lors d’une croissance internationale.
Chaque situation nécessite toutefois une analyse juridique, fiscale et comptable spécifique.
Quand ouvrir une filiale ?
Une filiale devient souvent pertinente lorsque :
- un marché représente une part importante de l’activité ;
- des salariés locaux sont recrutés ;
- des contrats sont conclus localement.
Quand transformer une entreprise individuelle en société ?
Les raisons sont nombreuses :
- limiter certains risques patrimoniaux selon la structure choisie ;
- accueillir des investisseurs ;
- améliorer la crédibilité ;
- organiser une transmission.
Pourquoi les LTD ont-elles été créées ?
Les sociétés à responsabilité limitée ont été imaginées afin de permettre aux entrepreneurs de développer une activité tout en séparant, dans certaines limites prévues par la loi, le patrimoine de la société de celui des associés.
Ce modèle est aujourd’hui l’un des plus utilisés en Europe.
Les professions réglementées
Certaines activités nécessitent :
- diplôme ;
- expérience professionnelle ;
- assurance ;
- autorisation administrative ;
- inscription auprès d’un organisme professionnel.
Il convient toujours de vérifier les exigences applicables avant le lancement du projet.
Banques : pourquoi certaines demandes sont refusées ?
Les principaux motifs sont :
- activité jugée sensible ;
- absence de business plan ;
- manque de substance économique ;
- documents incomplets ;
- origine des fonds insuffisamment documentée ;
- incohérences dans le projet.
Les documents les plus demandés
Les banques sollicitent généralement :
- passeport ;
- justificatif de domicile ;
- CV des dirigeants ;
- business plan ;
- prévisions financières ;
- statuts ;
- registre des bénéficiaires effectifs ;
- contrats commerciaux lorsqu’ils existent ;
- justificatifs de provenance des fonds.
Les délais moyens d’ouverture
Selon les établissements :
- quelques jours dans certains cas simples ;
- plusieurs semaines ;
- parfois plusieurs mois pour les activités réglementées.
Pourquoi certaines activités sont davantage contrôlées ?
Les secteurs suivants font souvent l’objet d’une vigilance renforcée :
- crypto-actifs ;
- jeux d’argent ;
- services financiers ;
- paiements ;
- transferts internationaux ;
- change ;
- gestion de patrimoine.
Les établissements appliquent leurs obligations de conformité.
Les avantages de Malte
- membre de l’Union européenne ;
- monnaie euro ;
- environnement anglophone ;
- droit inspiré du Common Law et du droit continental ;
- forte ouverture internationale ;
- infrastructures numériques performantes ;
- qualité de vie élevée.
Les inconvénients
- marché intérieur réduit ;
- immobilier relativement coûteux ;
- exigences bancaires importantes ;
- contrôles réglementaires renforcés ;
- nécessité croissante de démontrer une véritable activité économique.
Comparatif : Malte vs Angleterre vs France
| Critère | Malte | Angleterre | France |
|---|---|---|---|
| Membre de l’Union européenne | Oui | Non | Oui |
| Monnaie | Euro | Livre sterling | Euro |
| Langue des affaires | Anglais | Anglais | Français |
| Réputation internationale | Excellente | Excellente | Excellente |
| Création de société | Rapide | Très rapide | Rapide |
| Accès au marché européen | Direct | Indirect | Direct |
| Fiscalité | Régime spécifique selon les situations | Classique | Classique |
| Coût administratif | Moyen | Faible à moyen | Moyen |
| Ouverture bancaire | Exigeante | Variable | Variable |
| Écosystème startups | Très dynamique | Très dynamique | Très développé |
| Fintech | Excellent | Excellent | Bon |
| iGaming | Leader européen | Limité | Très limité |
| Blockchain | Très développé | Développé | En développement |
| Holding internationale | Fréquente | Courante | Possible |
| Attractivité internationale | Très élevée | Très élevée | Très élevée |
Sous-estimer l’obligation de substance économique à Malte
Le saviez-vous ? Immatriculer une société à Malte ne suffit pas à démontrer qu’elle est réellement établie dans le pays
L’une des erreurs les plus importantes consiste à croire qu’une adresse de siège social, un certificat d’immatriculation et un compte bancaire suffisent pour considérer qu’une entreprise exerce effectivement son activité à Malte.
La création juridique d’une société et la réalité de son implantation économique sont deux notions différentes.
Une société peut être parfaitement enregistrée auprès du Malta Business Registry tout en rencontrant des difficultés fiscales, bancaires ou réglementaires si son organisation ne correspond pas à l’activité qu’elle prétend exercer depuis Malte.
La substance économique désigne l’ensemble des éléments permettant de démontrer qu’une entreprise possède une présence réelle, une direction identifiable et une activité cohérente avec son implantation maltaise.
Selon la nature du projet, les éléments examinés peuvent notamment comprendre :
- le lieu depuis lequel les décisions stratégiques sont prises ;
- la résidence et le rôle effectif des dirigeants ;
- l’existence de locaux adaptés à l’activité ;
- la présence éventuelle de salariés ou de prestataires locaux ;
- l’organisation administrative et comptable ;
- la conservation des documents sociaux ;
- les moyens matériels et informatiques utilisés ;
- la localisation des principaux contrats ;
- la réalité des dépenses engagées à Malte ;
- la cohérence entre l’activité déclarée et les opérations réellement réalisées.
Le Malta Business Registry est l’autorité centrale chargée de l’enregistrement et du suivi des sociétés commerciales maltaises. Il peut également intervenir contre les entités qui ne respectent pas leurs obligations déclaratives ou réglementaires.
Une société maltaise peut-elle être dirigée depuis la France ?
Une société immatriculée à Malte peut avoir des associés, des administrateurs, des clients ou des partenaires établis dans différents pays. Toutefois, lorsque toutes les décisions sont prises depuis la France, que le dirigeant travaille exclusivement depuis la France et que l’activité ne possède pratiquement aucun lien avec Malte, la situation doit être étudiée avec prudence.
L’administration fiscale du pays de résidence du dirigeant pourrait, selon les circonstances et les conventions applicables, considérer que l’entreprise possède son siège de direction effective, un établissement stable ou une activité imposable dans ce pays.
Une société maltaise ne permet donc pas automatiquement de déplacer l’imposition d’une activité qui resterait matériellement exercée depuis la France.
Le raisonnement est identique lorsqu’un entrepreneur réside en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Irlande ou dans un autre État.
La nationalité de la société ne doit pas être confondue avec :
- la résidence fiscale de ses dirigeants ;
- le lieu réel d’exercice de l’activité ;
- le lieu de conclusion des contrats ;
- le pays dans lequel les salariés travaillent ;
- le lieu où se trouvent les clients et les équipements ;
- le pays depuis lequel les décisions sont effectivement prises.
Comment renforcer la substance d’une entreprise à Malte ?
Il n’existe pas une liste universelle permettant de garantir qu’une entreprise possède une substance suffisante. Les moyens nécessaires varient selon le chiffre d’affaires, le secteur, la taille de l’organisation et la complexité des opérations.
Une société de conseil récemment créée n’aura pas les mêmes besoins qu’une entreprise financière réglementée, une plateforme technologique internationale ou une société employant plusieurs dizaines de personnes.
La substance peut notamment être renforcée par :
Une direction réellement impliquée à Malte
La simple désignation d’un administrateur maltais ne suffit pas nécessairement si celui-ci ne participe pas réellement aux décisions.
Les administrateurs doivent comprendre l’activité, disposer des informations nécessaires et exercer effectivement leurs responsabilités.
Les décisions importantes peuvent être documentées par :
- des procès-verbaux ;
- des rapports de gestion ;
- des résolutions ;
- des échanges professionnels ;
- des contrats signés dans des conditions cohérentes ;
- des justificatifs de réunions.
Des locaux adaptés
Une adresse de domiciliation peut être suffisante pour certaines démarches administratives, mais elle ne remplace pas toujours un espace réellement utilisé lorsque l’activité nécessite des bureaux, du personnel, du stockage, des équipements ou l’accueil de clients.
Les locaux doivent rester proportionnés au projet. Une jeune entreprise numérique n’a pas nécessairement besoin d’un grand bureau, mais elle doit pouvoir expliquer comment son activité est organisée.
Des compétences locales
Le recours à des salariés, dirigeants, consultants, comptables ou prestataires établis à Malte peut contribuer à démontrer que certaines fonctions sont effectivement réalisées dans le pays.
Toutefois, il ne suffit pas d’accumuler des factures de prestataires. Les services doivent être réels, utiles et cohérents avec l’activité.
Une comptabilité et une gouvernance sérieuses
Les sociétés maltaises doivent tenir leurs registres, respecter leurs échéances déclaratives et déposer les documents annuels requis.
Les dirigeants des sociétés privées doivent notamment faire approuver les comptes annuels et les transmettre au registre selon les délais applicables.
Le saviez-vous ? La substance économique influence également l’ouverture du compte bancaire
Une banque peut refuser une société parfaitement immatriculée lorsqu’elle ne comprend pas pourquoi celle-ci a choisi Malte.
L’établissement peut notamment demander :
- où résident les dirigeants ;
- où travaillent les salariés ;
- pourquoi les clients seront facturés depuis Malte ;
- quels liens économiques existent avec le pays ;
- où se déroulent les réunions de direction ;
- où sont situés les fournisseurs ;
- quelle sera la provenance des fonds ;
- dans quels pays les paiements seront reçus et envoyés.
La banque cherche à vérifier que l’organisation annoncée correspond à une activité compréhensible et légitime.
Le saviez-vous ? Développer une entreprise à Malte
Quand embaucher son premier salarié ?
Embaucher son premier salarié constitue une étape importante. Le recrutement ne doit pas être décidé uniquement parce que l’entreprise réalise ses premières ventes.
Le premier salarié devient pertinent lorsque l’activité génère un volume de travail suffisamment régulier et que le recrutement permettra de créer davantage de valeur que son coût global.
Le coût d’un salarié ne se limite pas à son salaire net. L’entreprise doit notamment anticiper :
- le salaire brut ;
- les contributions sociales ;
- les congés ;
- le matériel informatique ;
- les logiciels ;
- la formation ;
- l’assurance éventuelle ;
- l’espace de travail ;
- les frais de recrutement ;
- la gestion de la paie ;
- le temps consacré à l’encadrement.
Avant de recruter, l’entrepreneur peut se poser plusieurs questions :
- Le besoin est-il permanent ou temporaire ?
- Peut-il être confié à un prestataire indépendant ?
- L’entreprise possède-t-elle une trésorerie suffisante pour supporter plusieurs mois de salaire ?
- Le recrutement permettra-t-il d’augmenter les ventes ou la capacité de production ?
- Le dirigeant dispose-t-il du temps nécessaire pour former et superviser le salarié ?
- Les responsabilités du poste ont-elles été clairement définies ?
Les formalités lors de l’embauche d’un salarié à Malte
L’entreprise doit être enregistrée comme employeur et respecter les formalités auprès des organismes compétents.
Jobsplus indique qu’une société peut être enregistrée sur son espace employeur en communiquant notamment sa dénomination, son adresse, son numéro d’immatriculation, son numéro fiscal d’employeur, son numéro de TVA et son activité principale.
Lors de l’embauche, un formulaire d’engagement doit être transmis pour chaque salarié. Jobsplus précise que ce formulaire doit être présenté dès le premier jour de travail et au plus tard dans les quatre jours ouvrables suivant la date effective du commencement de l’emploi.
Les obligations peuvent être plus importantes lorsque le salarié est ressortissant d’un pays extérieur à l’Union européenne ou à l’Espace économique européen.
Selon le profil du candidat, l’employeur peut devoir :
- publier préalablement l’offre d’emploi ;
- démontrer qu’il a recherché des candidats disponibles à Malte ou dans l’Union européenne ;
- obtenir une autorisation de travail ;
- vérifier le titre de séjour ;
- respecter des conditions particulières liées au poste.
Jobsplus indique notamment que l’embauche d’un ressortissant d’un pays tiers peut nécessiter une recherche préalable de candidats disponibles sur le marché maltais ou européen.
Faut-il recruter ou sous-traiter ?
Le recrutement est généralement adapté lorsque :
- le besoin est permanent ;
- l’entreprise souhaite conserver les compétences en interne ;
- le salarié doit travailler sous l’autorité directe du dirigeant ;
- le poste concerne une fonction stratégique ;
- un suivi quotidien est nécessaire.
La sous-traitance peut être plus adaptée lorsque :
- la mission est ponctuelle ;
- l’entreprise ne dispose pas encore de revenus réguliers ;
- la compétence recherchée est très spécialisée ;
- le besoin représente seulement quelques heures par semaine ;
- la société souhaite tester un nouveau marché.
Il faut néanmoins éviter de présenter artificiellement comme indépendant un travailleur qui exercerait en réalité ses fonctions dans des conditions similaires à celles d’un salarié.
Pourquoi les sociétés à responsabilité limitée ont-elles été créées ?
Les sociétés à responsabilité limitée se sont développées afin de permettre aux entrepreneurs d’exercer une activité commerciale au moyen d’une personne morale distincte.
Avant leur développement, les entrepreneurs pouvaient être beaucoup plus directement exposés aux dettes générées par leur activité.
La société à responsabilité limitée permet, en principe, de distinguer :
- le patrimoine de l’entreprise ;
- le patrimoine des associés ;
- les engagements de la société ;
- les engagements personnels des fondateurs.
À Malte, la Private Limited Liability Company, généralement désignée par l’abréviation « Ltd », constitue la forme la plus fréquemment utilisée pour les petites et moyennes entreprises. Le Malta Business Registry indique qu’elle peut être constituée avec au moins un associé et qu’un capital social minimum est prévu par la réglementation maltaise.
La responsabilité limitée protège-t-elle toujours les associés ?
La responsabilité limitée ne constitue pas une protection absolue.
Un associé, administrateur ou dirigeant peut rester personnellement exposé dans certaines situations, notamment en cas :
- de garantie personnelle donnée à une banque ;
- de cautionnement d’un bail ;
- de fraude ;
- de faute personnelle ;
- de confusion entre les comptes privés et professionnels ;
- de distribution irrégulière de fonds ;
- de non-respect grave des obligations légales ;
- de déclaration trompeuse ;
- de gestion fautive dans certaines circonstances.
La société doit donc fonctionner comme une véritable entité indépendante.
Les dirigeants doivent notamment éviter :
- de payer leurs dépenses personnelles avec le compte de la société ;
- de retirer de l’argent sans justification ;
- de conclure des contrats qu’ils savent impossibles à exécuter ;
- de dissimuler les bénéficiaires effectifs ;
- de négliger les obligations comptables ;
- de continuer à accumuler des dettes sans examiner la situation financière de l’entreprise.
La Private Limited Company maltaise
La Private Limited Company à Malte peut offrir une certaine souplesse, mais elle reste régie par les règles du droit maltais et par ses propres documents constitutifs.
Il convient notamment de prendre en compte :
- les droits des associés ;
- les pouvoirs des administrateurs ;
- les règles de majorité ;
- la transmission des titres ;
- les obligations comptables ;
- la distribution des bénéfices ;
- les règles applicables aux conflits entre associés ;
- les obligations du company secretary ;
- les procédures de dissolution.
Quand créer une holding à Malte ?
Une holding est une société ayant principalement pour objet de détenir des participations dans une ou plusieurs autres entreprises.
La création d’une holding peut être pertinente lorsqu’un entrepreneur développe plusieurs activités ou prépare une opération de croissance.
Une holding peut être envisagée pour :
- détenir plusieurs filiales ;
- accueillir des investisseurs ;
- séparer différentes activités ;
- organiser une transmission ;
- préparer une acquisition ;
- centraliser certaines fonctions ;
- structurer un groupe international ;
- isoler une marque ou une propriété intellectuelle ;
- réinvestir les produits d’une cession sous certaines conditions.
Exemple d’organisation
Un groupe pourrait comprendre :
- une holding maltaise ;
- une filiale opérationnelle à Malte ;
- une filiale commerciale en France ;
- une société technologique en Irlande ;
- une entreprise de distribution en Italie.
Cette organisation ne doit pas être créée uniquement pour multiplier les sociétés.
Chaque entité doit avoir une fonction identifiable.
Une structure trop complexe peut entraîner :
- davantage de frais comptables ;
- plusieurs déclarations fiscales ;
- des obligations de consolidation ;
- des contrôles bancaires renforcés ;
- des difficultés pour identifier les flux ;
- des risques de double imposition ;
- des interrogations sur la substance économique ;
- des coûts juridiques importants.
Quand ne pas créer de holding ?
La holding n’est pas nécessairement pertinente lorsque :
- l’entrepreneur ne possède qu’une petite activité ;
- aucune acquisition n’est envisagée ;
- aucun investisseur ne doit entrer au capital ;
- les bénéfices sont intégralement utilisés par l’activité opérationnelle ;
- les coûts administratifs dépassent les avantages attendus ;
- le projet n’a pas encore démontré sa rentabilité.
Une holding ne doit pas être créée uniquement parce qu’elle semble fiscalement avantageuse.
L’analyse doit tenir compte du pays de résidence des associés, du lieu de direction du groupe, de la nature des revenus, des conventions fiscales et des règles anti-abus applicables.
Quand ouvrir une filiale ?
Une filiale est une société juridiquement distincte contrôlée par une autre entreprise.
Elle peut être utile lorsque l’activité devient suffisamment importante dans un nouveau pays.
L’ouverture d’une filiale peut devenir pertinente lorsque :
- l’entreprise recrute une équipe locale ;
- elle signe de nombreux contrats dans le pays ;
- elle loue des locaux permanents ;
- elle souhaite obtenir une licence locale ;
- les clients préfèrent contracter avec une société nationale ;
- elle cherche des investisseurs locaux ;
- elle souhaite isoler les risques d’un marché ;
- elle doit facturer régulièrement dans une autre juridiction ;
- elle participe à des appels d’offres nécessitant une implantation locale.
Filiale ou succursale ?
La filiale possède généralement sa propre personnalité juridique.
La succursale représente une extension de la société étrangère. Elle ne constitue pas nécessairement une personne morale distincte de la société principale.
Le choix dépend notamment :
- du niveau d’autonomie recherché ;
- de la responsabilité souhaitée ;
- de la fiscalité ;
- des exigences bancaires ;
- des licences ;
- des obligations comptables ;
- de la stratégie de développement.
Une succursale peut sembler plus simple, mais la société mère peut être directement engagée par les opérations de la succursale.
Quand transformer une entreprise individuelle en société ?
L’entreprise individuelle peut convenir pour tester une activité simple, avec peu de charges et peu de risques.
La transformation ou le transfert de l’activité vers une société peut devenir pertinent lorsque :
- le chiffre d’affaires augmente ;
- les risques contractuels deviennent plus importants ;
- l’entrepreneur souhaite recruter ;
- un associé ou un investisseur doit entrer dans le projet ;
- l’activité nécessite des financements ;
- une marque ou un logiciel prend de la valeur ;
- l’entreprise signe des contrats internationaux ;
- l’entrepreneur souhaite préparer une transmission ;
- la séparation entre patrimoine privé et professionnel devient prioritaire.
Jobsplus prévoit des procédures spécifiques pour l’enregistrement des travailleurs indépendants et distingue notamment les indépendants sans salarié de ceux qui commencent à employer du personnel.
Attention au transfert de l’activité
Passer d’une activité individuelle à une société ne consiste pas seulement à arrêter une structure et à en ouvrir une autre.
Il peut être nécessaire de transférer :
- les contrats ;
- la clientèle ;
- les équipements ;
- les stocks ;
- le nom commercial ;
- le site internet ;
- les licences ;
- les salariés ;
- les droits de propriété intellectuelle ;
- les autorisations administratives.
Certains contrats nécessitent l’accord préalable du cocontractant.
Les licences et agréments ne sont pas toujours automatiquement transférables.
Certaines professions réglementées exigent un diplôme ou une assurance spécifique
Le saviez-vous ? Une société enregistrée ne possède pas automatiquement le droit d’exercer toutes les activités
L’immatriculation auprès du Malta Business Registry ne remplace pas les autorisations professionnelles.
Certaines activités nécessitent :
- une licence ;
- un diplôme reconnu ;
- une expérience minimale ;
- une inscription professionnelle ;
- une assurance responsabilité civile ;
- une autorisation sectorielle ;
- un responsable qualifié ;
- des locaux conformes ;
- une vérification d’honorabilité.
Business First recense différentes catégories de licences, de permis et de professions réglementées. Certaines activités nécessitent également des autorisations délivrées par les conseils locaux, notamment pour vérifier le respect des règles relatives aux locaux et à l’utilisation des bâtiments.
Activités potentiellement concernées
Les obligations peuvent notamment concerner :
- les professions juridiques ;
- les professions médicales ;
- les infirmiers et sages-femmes ;
- les ingénieurs ;
- les architectes ;
- l’enseignement ;
- les services financiers ;
- l’assurance ;
- l’investissement ;
- les jeux d’argent ;
- le transport ;
- la sécurité privée ;
- le tourisme ;
- la restauration ;
- l’import-export de certains produits ;
- les activités sociales et de soins.
Par exemple, l’exercice de la profession d’ingénieur est réglementé à Malte et nécessite une autorisation professionnelle.
Les professionnels du droit provenant d’un autre État de l’Union européenne peuvent également être tenus de s’enregistrer auprès de l’autorité maltaise compétente avant d’exercer localement.
Reconnaissance des qualifications étrangères
Un diplôme obtenu en France, en Belgique, au Royaume-Uni ou dans un autre pays n’est pas toujours automatiquement suffisant pour exercer à Malte.
L’entrepreneur peut devoir :
- faire reconnaître son diplôme ;
- fournir une traduction ;
- présenter son expérience professionnelle ;
- obtenir une attestation de l’autorité d’origine ;
- souscrire une assurance locale ;
- réussir une épreuve complémentaire ;
- respecter des conditions linguistiques.
Business First met à disposition des informations sur les professions réglementées, les autorités compétentes et les organismes chargés de la reconnaissance des qualifications à Malte.
Le saviez-vous ? Les banques à Malte
Pourquoi certaines banques refusent-elles les nouvelles sociétés ?
L’immatriculation d’une société ne crée aucun droit automatique à l’ouverture d’un compte bancaire.
Chaque banque applique sa propre politique commerciale et son propre niveau d’acceptation des risques.
Une demande peut être refusée même lorsque :
- la société est légalement constituée ;
- les bénéficiaires effectifs sont identifiés ;
- l’activité n’est pas interdite ;
- les fondateurs disposent de fonds ;
- le dossier contient les documents de base.
Les banques sont tenues d’effectuer des contrôles de connaissance du client et de vigilance avant d’entrer en relation avec une société.
La MFSA définit la due diligence comme l’ensemble des vérifications réalisées par un professionnel réglementé sur ses clients, bénéficiaires effectifs, prestataires ou contreparties avant une relation ou une opération.
Les causes fréquentes de refus
Une activité mal expliquée
Une description comme « consulting », « services internet » ou « commerce international » est souvent trop générale.
La banque souhaite comprendre :
- ce que l’entreprise vend ;
- à qui elle le vend ;
- dans quels pays ;
- comment elle trouve ses clients ;
- quels montants seront encaissés ;
- quels fournisseurs seront payés ;
- pourquoi un compte maltais est nécessaire.
Une absence de lien avec Malte
Lorsque les associés, dirigeants, clients, salariés et fournisseurs se trouvent tous à l’étranger, l’établissement peut s’interroger sur la logique de la structure.
Le demandeur doit pouvoir expliquer le choix de Malte autrement que par une simple recherche d’optimisation fiscale.
Une origine des fonds insuffisamment documentée
Malte constitue une destination particulièrement attractive pour les entrepreneurs qui souhaitent développer une activité internationale dans un cadre européen stable.
Son environnement anglophone, son ouverture aux secteurs innovants, ses infrastructures numériques et son positionnement stratégique en Méditerranée en font une juridiction de premier plan pour de nombreux projets.
Le choix de Malte ne doit toutefois pas reposer uniquement sur des considérations fiscales. Les exigences en matière de conformité, de transparence, de lutte contre le blanchiment et de substance économique sont aujourd’hui essentielles.
Avant toute implantation, il est recommandé de réaliser une étude juridique, fiscale, comptable et bancaire adaptée à la situation de l’entreprise et de ses dirigeants.
FAQ – Créer une entreprise à Malte
1. Pourquoi créer une entreprise à Malte ?
Malte attire les entrepreneurs grâce à son appartenance à l’Union européenne, son environnement anglophone, sa stabilité politique, son accès au marché européen et son économie ouverte sur les services internationaux, la technologie, le commerce et les activités numériques.
2. Une société maltaise peut-elle exercer dans toute l’Union européenne ?
Oui, une société immatriculée à Malte peut développer des activités dans l’ensemble de l’Union européenne. Toutefois, certaines prestations, réglementations locales, obligations fiscales ou licences professionnelles peuvent varier selon le pays où l’activité est effectivement exercée.
3. Peut-on créer une société à Malte sans y résider ?
Oui. Les non-résidents peuvent créer une société maltaise. En revanche, certaines démarches administratives, bancaires et fiscales peuvent nécessiter des justificatifs supplémentaires afin de démontrer la réalité du projet entrepreneurial.
4. Combien de temps faut-il pour créer une société à Malte ?
Le délai dépend du dossier, de la disponibilité des documents et des autorités concernées. Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation peut être relativement rapide, mais l’ouverture bancaire peut demander davantage de temps.
5. Une adresse de domiciliation suffit-elle pour bénéficier des avantages de Malte ?
Non. Une simple adresse administrative ne démontre pas à elle seule qu’une entreprise possède une véritable implantation économique. Les autorités peuvent examiner la réalité de l’activité, des dirigeants et des moyens utilisés.
6. Qu’est-ce que la substance économique ?
La substance économique désigne la présence réelle d’une entreprise dans le pays où elle est établie. Elle peut être appréciée notamment au regard des dirigeants, des locaux, des salariés, des dépenses engagées et des décisions effectivement prises.
7. Pourquoi la substance économique est-elle importante ?
Elle permet notamment de démontrer que la société exerce une véritable activité à Malte. Cette notion peut avoir des conséquences sur les contrôles bancaires, fiscaux et sur l’application de certaines réglementations internationales.
8. Peut-on diriger une société maltaise depuis la France ?
Cela dépend de l’organisation réelle de l’entreprise. Si toutes les décisions sont prises depuis la France, les conséquences fiscales et juridiques doivent être étudiées avec un professionnel afin d’éviter certaines difficultés.
Défaut de substance économique = risque de requalification fiscale en France.
9. Quel est le principal avantage de Malte pour une entreprise internationale ?
Son environnement anglophone, son appartenance à l’Union européenne, sa stabilité réglementaire et son ouverture vers les marchés internationaux en font une destination appréciée pour développer des activités transfrontalières.
10. Une société maltaise est-elle adaptée au e-commerce ?
Oui, de nombreuses entreprises de commerce électronique choisissent Malte. Il convient toutefois d’anticiper les règles relatives à la TVA, aux ventes intracommunautaires et aux obligations applicables selon les pays des clients.
11. Quand faut-il recruter son premier salarié ?
Le recrutement devient généralement pertinent lorsque la croissance de l’entreprise justifie une présence permanente. Il est préférable d’attendre que la trésorerie permette d’assumer durablement l’ensemble des coûts liés à l’embauche.
12. Peut-on recruter directement un salarié étranger ?
Oui, mais les formalités dépendent notamment de la nationalité du salarié. Les ressortissants de pays tiers peuvent nécessiter des autorisations spécifiques avant de pouvoir travailler légalement à Malte.
13. Faut-il créer une holding dès le lancement de son activité ?
Pas nécessairement. Une holding devient généralement intéressante lorsque plusieurs sociétés doivent être détenues, lorsqu’une croissance internationale est envisagée ou lorsqu’un projet patrimonial ou d’investissement le justifie.
14. Quand ouvrir une filiale à l’étranger ?
Une filiale devient souvent pertinente lorsqu’une activité locale prend de l’importance, nécessite des salariés, des contrats nationaux ou une présence commerciale permanente dans un autre pays.
15. Quelle est la différence entre une filiale et une succursale ?
Une filiale possède généralement sa propre personnalité juridique tandis qu’une succursale constitue une extension de la société mère. Les conséquences juridiques, fiscales et comptables peuvent être différentes selon la structure choisie.
16. Peut-on transformer une entreprise individuelle en société ?
Oui. Cette évolution est fréquente lorsque l’activité se développe, que les risques augmentent ou qu’un entrepreneur souhaite accueillir un associé, recruter des salariés ou structurer davantage son entreprise.
17. Pourquoi les banques refusent-elles parfois l’ouverture d’un compte ?
Les banques analysent le risque global du dossier. Un manque de justification sur l’activité, les flux financiers, l’origine des fonds ou l’absence de substance économique peut conduire à un refus.
18. Quels documents les banques demandent-elles généralement ?
Les établissements demandent souvent une pièce d’identité, un justificatif de domicile, les statuts, un business plan, des prévisions financières, l’origine des fonds et différents documents permettant de comprendre l’activité.
19. Combien de temps faut-il pour ouvrir un compte bancaire ?
Le délai varie fortement selon la banque, le secteur d’activité et la qualité du dossier présenté. Certaines ouvertures sont rapides tandis que d’autres peuvent nécessiter plusieurs semaines d’analyse.
20. Toutes les activités sont-elles acceptées par les banques ?
Non. Les secteurs considérés comme plus sensibles, notamment les services financiers, les crypto-actifs ou certaines activités internationales, font souvent l’objet d’un contrôle renforcé avant toute ouverture de compte.
21. Une entreprise maltaise doit-elle payer la TVA ?
Selon la nature de l’activité, le chiffre d’affaires et les opérations réalisées, une immatriculation à la TVA peut être obligatoire. Une analyse préalable permet d’éviter des régularisations ultérieures.
22. Existe-t-il des professions réglementées à Malte ?
Oui. Certaines activités nécessitent un diplôme, une autorisation administrative, une inscription auprès d’un organisme professionnel ou encore une assurance spécifique avant de pouvoir être exercées légalement.
23. Peut-on exercer une profession réglementée avec un diplôme français ?
Dans certains cas, oui. Toutefois, une procédure de reconnaissance des qualifications professionnelles peut être nécessaire avant de pouvoir exercer officiellement à Malte selon la profession concernée.
24. Quelle est la forme juridique la plus utilisée à Malte ?
La société à responsabilité limitée, souvent désignée « Ltd », est la forme la plus couramment utilisée par les entrepreneurs souhaitant développer une activité commerciale sur le territoire maltais.
25. Une société maltaise protège-t-elle automatiquement le patrimoine personnel ?
La responsabilité limitée offre une protection importante dans de nombreuses situations. Toutefois, certaines fautes, garanties personnelles ou irrégularités peuvent engager la responsabilité personnelle des dirigeants ou associés.
26. Peut-on créer une société uniquement pour optimiser sa fiscalité ?
Une société doit correspondre à une véritable activité économique. Les autorités fiscales et bancaires examinent de plus en plus la réalité des opérations, des dirigeants et de la substance économique.
27. Pourquoi préparer un business plan avant la création ?
Un business plan aide à structurer le projet, convaincre les banques, prévoir les besoins financiers et démontrer que l’entreprise repose sur une stratégie cohérente et économiquement viable.
28. Malte est-elle adaptée aux startups ?
Oui. Les startups technologiques, les sociétés de services numériques, les entreprises innovantes et certaines activités internationales apprécient particulièrement l’environnement entrepreneurial et l’ouverture internationale de Malte.
29. Quels sont les principaux secteurs porteurs à Malte ?
Les domaines les plus dynamiques comprennent notamment les services financiers, le numérique, le e-commerce, les logiciels, la fintech, l’intelligence artificielle, le conseil, le maritime et les technologies innovantes.
30. Faut-il se faire accompagner pour créer une entreprise à Malte ?
Oui. Un accompagnement adapté permet généralement d’anticiper les obligations juridiques, fiscales, comptables et bancaires, de limiter les erreurs administratives et de structurer efficacement le projet dès son lancement.
Tableau comparatif : créer une entreprise à Malte
| Critère | Niveau |
|---|---|
Facilité de création d’entreprise | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Accès au financement | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Facilité d’ouverture bancaire | ![]() ![]() ☆☆ |
Disponibilité de la main-d’œuvre | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Accès aux marchés internationaux | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Dynamisme des startups | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Coût moyen des bureaux | ![]() ![]() ☆☆ (variable selon La Valette, Sliema et St Julian’s) |
Dynamisme économique local | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Qualité des universités | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Réseau d’accompagnement des entrepreneurs | ![]() ![]() ![]() ☆ |
Malte constitue une destination particulièrement intéressante pour les entrepreneurs souhaitant développer une activité internationale depuis un pays membre de l’Union européenne. Son environnement anglophone, l’utilisation de l’euro, sa situation stratégique en Méditerranée et son ouverture aux secteurs numériques en font une implantation adaptée à de nombreux projets.
L’archipel attire notamment les entreprises actives dans les logiciels, le conseil, la finance, le maritime, le tourisme, les services numériques, le commerce international et certaines activités réglementées. Son marché intérieur reste limité, mais cette contrainte est généralement compensée par une forte orientation vers l’international et par la facilité des échanges avec les autres pays européens.
L’accès au financement est satisfaisant, notamment pour les projets technologiques et innovants, mais il reste moins profond que dans de grandes places financières comme Londres ou Paris. L’ouverture d’un compte bancaire peut également demander davantage de préparation, en particulier lorsque les dirigeants ne résident pas à Malte ou que l’activité implique des flux internationaux complexes.
Les coûts de bureaux varient sensiblement selon les zones. La Valette, Sliema, Gżira et St Julian’s figurent parmi les secteurs les plus recherchés, tandis que des solutions plus abordables peuvent être trouvées dans d’autres localités. Les entrepreneurs doivent également anticiper le coût du logement et les difficultés de recrutement dans certains métiers très spécialisés.
Pour une startup numérique, une société de conseil, une entreprise de services internationaux, une holding ou une filiale européenne, Malte peut représenter un choix stratégique. Cette implantation doit toutefois reposer sur une véritable logique économique, une substance suffisante et une organisation cohérente avec le lieu réel de direction de l’entreprise.
Disclaimer :
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent ni un conseil juridique, fiscal, comptable ou financier. Les réglementations applicables à la création d’entreprise, à la fiscalité, à la TVA, aux obligations de substance économique, aux licences professionnelles et aux procédures bancaires évoluent régulièrement. Certaines activités peuvent nécessiter des autorisations spécifiques ou être soumises à des conditions particulières. Une analyse personnalisée est indispensable avant toute décision de création, de transfert ou de restructuration d’entreprise. Les délais, coûts et conditions d’ouverture bancaire ou d’immatriculation peuvent varier selon le profil du projet, l’établissement concerné et la réglementation en vigueur.
Création de société 0 impôt société
Malte
Facilité de création d’entreprise
Accès au financement
Facilité d’ouverture bancaire
Disponibilité de la main-d’œuvre
Accès aux marchés internationaux
Dynamisme des startups
Coût moyen des bureaux
Dynamisme économique local
Qualité des universités
Réseau d’accompagnement des entrepreneurs