Créer une société dans un QPV (ex dispositif ZFU)

Liste des QPV (ex ZFU)

Créer une société en Zone Franche Urbaine en France : villes, avantages fiscaux, exonération d’IS et conditions

Créer une société dans une zone franche urbaine a longtemps permis aux entrepreneurs de bénéficier d’importantes exonérations fiscales, notamment d’une exonération temporaire d’impôt sur les sociétés. Le dispositif était destiné à favoriser l’installation d’activités économiques, la création d’emplois et le développement des quartiers urbains rencontrant des difficultés économiques et sociales.

Toutefois, la réglementation a profondément évolué. Depuis le 1er janvier 2026, il n’est plus possible de bénéficier du régime historique des zones franches urbaines – territoires entrepreneurs, généralement désignées sous l’abréviation ZFU-TE, pour une nouvelle implantation. Ce dispositif a pris fin le 31 décembre 2025.

Les entreprises implantées en ZFU-TE au plus tard le 31 décembre 2025 peuvent continuer à profiter de leur exonération d’impôt sur les bénéfices jusqu’au terme de la période initialement prévue. Pour les activités créées ou reprises à partir du 1er janvier 2026, un nouveau régime fiscal s’applique dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, appelés QPV.

Il reste donc possible de créer une société dans certains quartiers urbains et de bénéficier d’une exonération totale puis partielle d’impôt sur les bénéfices. Cependant, les activités éligibles, les seuils financiers et les conditions d’application doivent être examinés avec précision.

Créer une société en Zone Franche Urbaine en France : villes, avantages fiscaux, exonération d’IS et conditions

Créer une société dans une zone franche urbaine a longtemps permis aux entrepreneurs de bénéficier d’importantes exonérations fiscales, notamment d’une exonération temporaire d’impôt sur les sociétés. Le dispositif était destiné à favoriser l’installation d’activités économiques, la création d’emplois et le développement des quartiers urbains rencontrant des difficultés économiques et sociales.

Toutefois, la réglementation a profondément évolué. Depuis le 1er janvier 2026, il n’est plus possible de bénéficier du régime historique des zones franches urbaines – territoires entrepreneurs, généralement désignées sous l’abréviation ZFU-TE, pour une nouvelle implantation. Ce dispositif a pris fin le 31 décembre 2025.

Les entreprises implantées en ZFU-TE au plus tard le 31 décembre 2025 peuvent continuer à profiter de leur exonération d’impôt sur les bénéfices jusqu’au terme de la période initialement prévue. Pour les activités créées ou reprises à partir du 1er janvier 2026, un nouveau régime fiscal s’applique dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, appelés QPV.

Il reste donc possible de créer une société dans certains quartiers urbains et de bénéficier d’une exonération totale puis partielle d’impôt sur les bénéfices. Cependant, les activités éligibles, les seuils financiers et les conditions d’application doivent être examinés avec précision.

Zone franche urbaine : de quoi s’agit-il ?

Les zones franches urbaines étaient des quartiers caractérisés par des difficultés économiques et sociales importantes : taux de chômage élevé, revenus inférieurs à la moyenne nationale, faible densité d’entreprises, difficultés d’accès à l’emploi ou manque de services de proximité.

Pour favoriser leur développement, les pouvoirs publics avaient instauré des avantages fiscaux au profit des entreprises qui y exerçaient réellement une activité. Il ne suffisait pas de domicilier administrativement une société dans le quartier. L’entreprise devait disposer d’une implantation matérielle et de moyens lui permettant d’y exercer son activité.

Les ZFU sont ensuite devenues les ZFU-TE, c’est-à-dire les zones franches urbaines – territoires entrepreneurs. Elles étaient présentes dans de nombreuses agglomérations françaises : Paris et sa banlieue, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Nice, Rouen, Le Havre, Nantes, Grenoble, Saint-Étienne ou encore dans plusieurs villes d’outre-mer.

Depuis le 1er janvier 2026, les ZFU-TE sont juridiquement supprimées pour les nouvelles implantations. Elles restent néanmoins pertinentes pour comprendre les droits acquis des entreprises installées avant la date limite.

Pour une création ou une reprise réalisée en 2026, il faut désormais vérifier si l’adresse envisagée appartient à un quartier prioritaire de la politique de la ville et si l’activité remplit les conditions du nouveau dispositif.

Services complets et de qualité, très forte réactivité. Nous parlons français.

Peut-on encore créer une société en ZFU en 2026 ?

Il est naturellement toujours possible de créer une société et de louer un local dans un ancien périmètre de ZFU. En revanche, une implantation réalisée après le 31 décembre 2025 ne permet plus de demander l’ancien régime d’exonération ZFU-TE.

Deux situations doivent donc être distinguées.

Société implantée avant le 1er janvier 2026

Une entreprise ayant créé ou implanté son activité dans une ZFU-TE au plus tard le 31 décembre 2025 peut continuer à bénéficier du régime fiscal applicable lors de son installation, à condition de respecter les critères prévus.

L’exonération historique pouvait concerner l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés pendant cinq ans, puis prévoir une sortie progressive sur trois années supplémentaires.

ZFU en France

Société créée ou reprise à compter du 1er janvier 2026

L’entreprise doit rechercher son éventuelle éligibilité au nouveau régime applicable dans les QPV. Ce régime concerne les activités créées ou reprises entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030.

L’avantage n’est donc pas lié au simple fait que le local se trouve dans une ancienne ZFU. Il dépend de son classement actuel en QPV et du respect des conditions fixées par le nouvel article 44 octies B du Code général des impôts.

Cette distinction est essentielle pour éviter de construire un projet sur un avantage fiscal qui ne serait plus accessible.

Le nouveau régime fiscal des entreprises en QPV

Le nouveau dispositif permet aux entreprises qui créent ou reprennent certaines activités dans un QPV de bénéficier d’une exonération d’impôt sur leurs bénéfices.

Il s’adresse aux activités :

  • commerciales ;
  • artisanales ;
  • relevant d’une profession de santé.

Une société exerçant une activité industrielle ou une profession libérale autre qu’une profession de santé pouvait éventuellement être éligible sous l’ancien régime ZFU-TE. Elle ne relève pas nécessairement du nouveau dispositif applicable depuis 2026. La nature exacte de l’activité doit donc être vérifiée avant l’implantation.

La société peut être constituée sous différentes formes : SAS, SASU, SARL, EURL ou, selon les circonstances, entreprise individuelle. Le choix de la forme juridique ne suffit pas à déterminer l’éligibilité. Ce sont principalement la date de création ou de reprise, la localisation, la nature de l’activité, l’effectif, le chiffre d’affaires et la réalité de l’exploitation qui sont examinés.

Exonération d’impôt sur les sociétés

L’avantage principal réside dans l’exonération temporaire d’impôt sur les bénéfices. Pour une SAS, une SASU ou une SARL soumise à l’impôt sur les sociétés, il s’agit d’une exonération d’IS sur les bénéfices provenant de l’activité éligible exercée dans le QPV.

Le dispositif prévoit :

  • une exonération de 100 % pendant les cinq premières années ;
  • un abattement de 60 % pendant la sixième année ;
  • un abattement de 40 % pendant la septième année ;
  • un abattement de 20 % pendant la huitième année.

À partir de la neuvième année, les bénéfices sont normalement imposés selon les règles de droit commun.

L’expression « société à 0 % d’IS » doit néanmoins être employée avec prudence. Le taux légal de l’impôt sur les sociétés n’est pas supprimé. C’est le bénéfice répondant aux conditions du dispositif qui est temporairement exonéré. Une partie du résultat peut rester taxable lorsque l’entreprise exerce également des activités non éligibles ou réalise une fraction de son activité en dehors du QPV.

L’exonération ne concerne pas davantage la TVA, les prélèvements sociaux, les cotisations du dirigeant, les cotisations salariales, la taxe sur les salaires éventuellement applicable ou tous les autres impôts et contributions. Elle porte principalement sur l’imposition des bénéfices éligibles.

Exemple d’économie d’impôt sur les sociétés

Prenons l’exemple simplifié d’une SASU créée en 2026 dans un QPV et exerçant une activité commerciale éligible. Elle réalise un bénéfice imposable de 80 000 euros au cours de sa troisième année d’activité.

Si l’ensemble de ce bénéfice provient de l’activité effectivement exercée dans le quartier et si toutes les conditions sont remplies, les 80 000 euros peuvent être exonérés d’impôt sur les sociétés.

Hors dispositif, une partie du bénéfice aurait pu être imposée au taux réduit d’IS lorsque la société en remplit les conditions, puis le surplus au taux normal. L’économie fiscale peut donc être importante.

Au cours de la sixième année, si cette même société réalise de nouveau 80 000 euros de bénéfice, l’abattement de 60 % représente 48 000 euros. Les 32 000 euros restants sont soumis à l’IS selon le taux applicable à l’entreprise.

Durant la septième année, l’abattement de 40 % ramènerait la fraction exonérée à 32 000 euros. Enfin, pendant la huitième année, 20 %, soit 16 000 euros dans cet exemple, seraient exonérés.

Ce calcul reste indicatif. Le résultat fiscal peut différer du bénéfice comptable et certaines recettes peuvent être exclues ou imposées séparément.

Conditions relatives à la taille de l’entreprise

Pour bénéficier du nouveau régime applicable depuis 2026, l’entreprise doit employer moins de 50 salariés.

L’effectif est apprécié pour chaque exercice selon les règles du Code de la sécurité sociale. Une entreprise qui franchit le seuil dans les conditions prévues par la réglementation peut perdre le bénéfice de l’exonération.

Elle doit également respecter l’un des deux critères financiers suivants :

  • réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur à 10 millions d’euros ;
  • ou disposer d’un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires est ajusté sur une période de douze mois lorsque l’exercice comptable a une durée différente. Ces seuils rendent le régime principalement accessible aux petites entreprises et aux PME locales.

Une implantation réelle est nécessaire

La domiciliation administrative d’une société dans un QPV ne permet pas automatiquement de bénéficier de l’exonération.

L’entreprise doit être réellement implantée dans le quartier et y exercer son activité. Selon la profession concernée, cette réalité peut être démontrée par différents éléments :

  • un local commercial, un atelier ou un cabinet ;
  • un bail professionnel ou commercial ;
  • du matériel et des équipements ;
  • une clientèle accueillie sur place ;
  • des stocks ou marchandises ;
  • des salariés travaillant dans l’établissement ;
  • des factures, contrats et dépenses liés au local ;
  • une ligne téléphonique ou des moyens informatiques propres ;
  • une présence régulière du dirigeant ou des équipes.

Une simple adresse de domiciliation, une boîte aux lettres ou un bureau rarement utilisé exposerait l’entreprise à une remise en cause de l’exonération.

Pour une activité numérique ou une prestation réalisée essentiellement à distance, l’administration peut notamment vérifier le lieu où le travail est réellement accompli, où sont installés les moyens d’exploitation et où sont prises les décisions opérationnelles.

Activité exercée en partie hors du quartier

Une entreprise implantée dans un QPV peut travailler avec des clients établis dans toute la France ou à l’étranger. Il faut toutefois distinguer le lieu du client du lieu dans lequel l’activité est effectivement réalisée.

Lorsque l’entreprise exerce une partie de son activité dans un établissement situé hors QPV, l’exonération est appliquée proportionnellement au chiffre d’affaires ou aux recettes provenant de l’activité exercée dans le quartier.

Pour les activités non sédentaires, un régime particulier est prévu. Lorsque la part de l’activité réalisée dans les QPV représente au moins 25 % du chiffre d’affaires, l’exonération peut s’appliquer intégralement. En dessous de ce seuil, les bénéfices sont imposés dans les conditions de droit commun à proportion du chiffre d’affaires réalisé hors de ces quartiers.

Une organisation comptable adaptée est donc indispensable. L’entreprise doit pouvoir identifier la provenance de son chiffre d’affaires et justifier la part correspondant à son implantation éligible.

Plafond européen des aides de minimis

L’exonération fiscale doit respecter la réglementation européenne relative aux aides de minimis.

Le montant total des aides relevant de ce régime ne doit généralement pas dépasser 300 000 euros sur une période glissante de trois ans pour une entreprise unique. Cette notion peut inclure plusieurs sociétés liées entre elles selon les règles européennes.

Il ne faut donc pas examiner uniquement le montant de l’IS économisé. D’autres subventions, exonérations ou aides publiques reçues par la société peuvent entrer dans le calcul du plafond.

Avant de solliciter l’avantage fiscal, il est recommandé d’établir un inventaire des aides de minimis obtenues pendant les trois années précédentes.

exonérations ZFU

Exonération de CFE et de taxe foncière

La cotisation foncière des entreprises constitue un autre sujet important. Les établissements exerçant une activité commerciale dans un QPV peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération temporaire de CFE.

Cette exonération n’est pas toujours automatique. Elle peut dépendre de la date d’installation, de la nature de l’activité, du niveau du chiffre d’affaires, de l’effectif et des décisions prises par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale.

Une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties peut également exister pour certains immeubles rattachés à une activité commerciale exercée dans un QPV. L’avantage profite directement au propriétaire, même s’il peut avoir une incidence économique sur le loyer ou les charges supportées par l’entreprise.

Le créateur doit déposer sa déclaration initiale de CFE dans les délais, notamment au moyen du formulaire 1447-C-SD, et signaler les exonérations sollicitées. L’absence de déclaration peut compliquer l’application de l’avantage.

Par ailleurs, depuis 2026, plusieurs avantages autrefois attachés aux ZFU-TE ont été supprimés, notamment certaines exonérations concernant les taxes sur les bureaux ou les surfaces de stationnement. Il ne faut donc pas reprendre automatiquement les anciens avantages dans une simulation financière actuelle.

Villes françaises ayant accueilli des ZFU

Les anciennes ZFU-TE étaient réparties dans de nombreuses villes. Parmi les implantations les plus connues figurent notamment :

  • Paris ;
  • Marseille ;
  • Lyon ;
  • Vaulx-en-Velin ;
  • Vénissieux ;
  • Grenoble ;
  • Saint-Étienne ;
  • Nice ;
  • Toulon ;
  • Montpellier ;
  • Nîmes ;
  • Toulouse ;
  • Bordeaux ;
  • La Rochelle ;
  • Nantes ;
  • Saint-Nazaire ;
  • Rennes ;
  • Brest ;
  • Rouen ;
  • Le Havre ;
  • Caen ;
  • Lille ;
  • Roubaix ;
  • Tourcoing ;
  • Douai ;
  • Valenciennes ;
  • Amiens ;
  • Reims ;
  • Strasbourg ;
  • Mulhouse ;
  • Nancy ;
  • Metz ;
  • Besançon ;
  • Montbéliard ;
  • Belfort ;
  • Sens ;
  • Orléans ;
  • Bourges ;
  • Clermont-Ferrand.

L’Île-de-France regroupait un nombre particulièrement important de zones, notamment à Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Bondy, Sevran, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Argenteuil, Évry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Grigny, Viry-Châtillon, Mantes-la-Jolie, Trappes, Meaux, Montereau-Fault-Yonne et Épinay-sous-Sénart.

Dans les territoires ultramarins, plusieurs quartiers de Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Fort-de-France, Cayenne, Saint-Laurent-du-Maroni, Saint-Denis de La Réunion ou Saint-Pierre ont également relevé des dispositifs de la politique de la ville.

Cette liste n’est pas exhaustive et ne signifie pas que l’ensemble du territoire de chaque commune est éligible. Le zonage porte généralement sur quelques quartiers, parfois sur certaines rues seulement.

Exemples de quartiers anciennement classés en ZFU

Les anciennes ZFU comprenaient notamment :

  • Les Tarterêts et Les Pyramides à Corbeil-Essonnes et Évry ;
  • La Grande Borne à Grigny et Viry-Châtillon ;
  • La Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois ;
  • le Val Fourré à Mantes-la-Jolie ;
  • Les Résidences à Belfort ;
  • Planoise à Besançon ;
  • la Petite-Hollande à Montbéliard ;
  • certains quartiers de Vaulx-en-Velin ;
  • plusieurs quartiers du nord de Marseille ;
  • les quartiers Est de Sens ;
  • le quartier Ouest de Saint-Nazaire ;
  • les Hauts de Garonne dans l’agglomération bordelaise ;
  • différents quartiers de Douai et de son agglomération.

Une rue peut être incluse dans le périmètre tandis que le bâtiment voisin ne l’est pas. La commune, le code postal ou le nom commercial du quartier ne suffisent donc pas pour confirmer l’éligibilité.

liste des ZFU

Comment vérifier l’adresse d’une future société ?

Avant de signer un bail ou d’immatriculer la société, il convient de vérifier l’adresse exacte sur le système d’information géographique de la politique de la ville.

Le contrôle doit être réalisé avec :

  • le numéro de voie ;
  • le nom exact de la rue ;
  • le code postal ;
  • la commune ;
  • si nécessaire, la parcelle cadastrale ou l’entrée exacte du bâtiment.

L’outil officiel permet de déterminer si l’adresse appartient à un QPV. L’atlas des anciens périmètres ZFU reste utile pour les entreprises déjà implantées, tandis que le moteur de recherche du SIG de la politique de la ville permet de vérifier les périmètres actuels.

Une capture de la cartographie ne constitue pas toujours une garantie fiscale définitive. Lorsqu’une frontière de quartier traverse une rue ou une parcelle, une confirmation écrite est préférable.

Demander un rescrit fiscal

Une entreprise peut demander à l’administration fiscale de confirmer son éligibilité au régime d’exonération. Cette procédure est appelée le rescrit fiscal.

Le dossier doit exposer précisément :

  • l’adresse du local ;
  • la date de création ou de reprise ;
  • la forme juridique ;
  • la nature de l’activité ;
  • les conditions d’exploitation ;
  • l’effectif prévisionnel ;
  • le chiffre d’affaires envisagé ;
  • les activités éventuellement réalisées hors du quartier ;
  • l’origine de l’entreprise en cas de transfert ou de reprise.

Pour ce dispositif, l’absence de réponse de l’administration dans un délai de trois mois peut, sous réserve d’une demande complète et correctement présentée, valoir accord.

Le rescrit est particulièrement conseillé lorsque l’activité est mobile, numérique, partiellement exercée à domicile, répartie sur plusieurs établissements ou proche de la frontière géographique du quartier.

Création, reprise et transfert d’activité

Le nouveau régime vise les créations et les reprises effectives d’activité. Une reprise suppose notamment un changement réel de direction accompagné d’une volonté de maintenir durablement la nouvelle direction et l’activité.

Certaines opérations sont exclues, notamment lorsqu’elles correspondent seulement à un transfert, une concentration ou une restructuration d’une activité déjà exercée dans un QPV. Des restrictions existent également pour certaines reprises au sein du cercle familial.

Déplacer artificiellement une activité existante vers une adresse éligible ne crée donc pas systématiquement un nouveau droit à exonération.

La situation doit être analysée lorsque :

  • le dirigeant exploitait déjà la même activité en entreprise individuelle ;
  • une nouvelle société reprend la clientèle d’une ancienne structure ;
  • les moyens matériels et humains sont simplement transférés ;
  • une société sœur transmet une branche d’activité ;
  • le cédant demeure dirigeant ou conserve une participation importante ;
  • l’opération constitue uniquement un changement de forme juridique.

Quelles activités peuvent être intéressantes ?

Les QPV peuvent constituer des lieux d’implantation pertinents pour les commerces de proximité, artisans, cabinets médicaux, pharmacies, activités paramédicales, entreprises de réparation, services techniques ou établissements répondant à un besoin local.

L’implantation ne doit néanmoins pas être choisie uniquement pour l’exonération fiscale. Il faut également étudier :

  • la clientèle disponible ;
  • l’accessibilité du quartier ;
  • les transports en commun ;
  • la sécurité et la visibilité du local ;
  • le coût du bail ;
  • les possibilités de stationnement ;
  • la présence de fournisseurs ;
  • le bassin d’emploi ;
  • les projets de renouvellement urbain ;
  • la concurrence ;
  • la qualité de la connexion numérique.

Une économie d’IS n’a de valeur que si l’entreprise produit effectivement un bénéfice. Une activité faiblement rentable ne tirera qu’un avantage limité de l’exonération.

exonérations QPV

Les erreurs à éviter

La première erreur consiste à penser qu’une société bénéficie automatiquement de zéro impôt parce que son siège se trouve dans une ancienne zone franche.

La deuxième est de confondre siège social, domiciliation et établissement d’exploitation. L’administration recherche la réalité de l’activité économique.

La troisième consiste à reprendre une ancienne présentation du régime ZFU-TE sans tenir compte de sa suppression depuis le 1er janvier 2026.

Il faut également éviter :

  • de signer un bail avant d’avoir vérifié l’adresse exacte ;
  • de supposer que toute la ville est classée ;
  • de négliger les restrictions liées à la nature de l’activité ;
  • de mélanger chiffre d’affaires réalisé dans le quartier et hors du quartier ;
  • d’oublier les aides de minimis déjà obtenues ;
  • de présenter une restructuration comme une création nouvelle ;
  • de ne pas déposer les déclarations fiscales nécessaires ;
  • d’intégrer l’exonération dans le prévisionnel sans validation préalable.

Conclusion : une réelle opportunité, sous conditions strictes

Créer une société dans un quartier urbain bénéficiant d’un dispositif fiscal peut réduire fortement l’impôt sur les bénéfices pendant les premières années. Depuis 2026, il ne faut cependant plus parler d’une nouvelle implantation bénéficiant de l’ancien régime ZFU-TE. Celui-ci est fermé aux nouvelles entreprises depuis le 31 décembre 2025.

Le dispositif actuel concerne les activités commerciales, artisanales et les professions de santé créées ou reprises dans un QPV entre 2026 et 2030. Sous réserve du respect des conditions, l’entreprise peut bénéficier de cinq années d’exonération totale, puis d’abattements de 60 %, 40 % et 20 % pendant les trois années suivantes.

L’adresse exacte, la réalité de l’implantation, la nature de l’activité, le nombre de salariés, le chiffre d’affaires et l’historique de l’entreprise doivent être vérifiés avant toute décision. La sécurisation du projet par un rescrit fiscal reste fortement recommandée.

Les règles présentées correspondent à la réglementation vérifiée en août 2026. Les références principales sont la fiche officielle sur les allègements en QPV, la fiche consacrée à la fin des ZFU-TE et les articles 44 octies A et 44 octies B du Code général des impôts.       

FAQ – Créer une société en Zone Franche Urbaine en France

1. Qu’est-ce qu’une zone franche urbaine en France ?

Une zone franche urbaine était un quartier défavorisé dans lequel les entreprises pouvaient bénéficier d’exonérations fiscales afin de soutenir l’activité économique et l’emploi local.

2. Les zones franches urbaines existent-elles encore en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif ZFU-TE est supprimé pour les nouvelles implantations. Les entreprises installées avant cette date conservent toutefois certains droits acquis.

3. Peut-on encore créer une société dans une ancienne ZFU ?

Oui, une société peut toujours s’installer dans un quartier anciennement classé ZFU. Cependant, elle ne bénéficiera pas automatiquement de l’ancien régime fiscal ZFU-TE.

4. Quel dispositif remplace les ZFU-TE depuis 2026 ?

Depuis 2026, un nouveau régime d’exonération d’impôt sur les bénéfices concerne certaines activités créées ou reprises dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

5. Qu’est-ce qu’un quartier prioritaire de la politique de la ville ?

Un QPV est un quartier urbain identifié en fonction de critères économiques et sociaux, notamment le niveau de revenu de ses habitants par rapport aux territoires environnants.

6. Jusqu’à quelle date le nouveau dispositif QPV est-il accessible ?

Le nouveau régime concerne les activités éligibles créées ou reprises dans un quartier prioritaire entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030.

7. Toutes les activités sont-elles éligibles au nouveau régime QPV ?

Non. Le dispositif applicable depuis 2026 concerne principalement les activités commerciales, artisanales et les professions de santé définies par le Code de la santé publique.

8. Une activité libérale peut-elle bénéficier de l’exonération ?

Depuis 2026, une activité libérale ordinaire n’est pas nécessairement éligible. Le dispositif vise essentiellement les professions de santé parmi les activités de nature libérale.

9. Une activité industrielle est-elle éligible au régime actuel ?

L’activité industrielle ne figure pas expressément parmi les activités couvertes par le nouveau régime QPV de 2026, contrairement à certaines versions historiques du dispositif ZFU-TE.

10. Une SASU peut-elle bénéficier d’une exonération d’impôt sur les sociétés ?

Oui, une SASU soumise à l’impôt sur les sociétés peut bénéficier de l’exonération lorsque son activité, son implantation, son effectif et ses données financières respectent les conditions.

11. Une SAS peut-elle profiter du régime fiscal des QPV ?

Oui, la SAS peut profiter du dispositif si elle exerce réellement une activité commerciale, artisanale ou de santé éligible dans un quartier prioritaire officiellement délimité.

12. Une SARL ou une EURL peut-elle bénéficier de l’exonération ?

La SARL ou l’EURL peut être éligible indépendamment de sa forme juridique, sous réserve de respecter les conditions relatives à l’activité et à l’implantation réelle.

13. Une micro-entreprise peut-elle bénéficier du dispositif QPV ?

Oui, une micro-entreprise peut bénéficier de l’exonération d’impôt sur les bénéfices, car aucun régime fiscal particulier n’est obligatoirement exigé par le nouveau dispositif.

14. L’exonération porte-t-elle sur l’impôt sur les sociétés ?

Pour une société assujettie à l’IS, l’exonération concerne les bénéfices provenant de l’activité éligible exercée dans le quartier prioritaire et correctement déclarés dans les délais légaux.

15. Peut-on réellement créer une société sans payer d’IS pendant cinq ans ?

Une société éligible peut bénéficier d’une exonération totale sur ses bénéfices pendant cinq ans. Elle reste néanmoins redevable des autres impôts, taxes et cotisations applicables.

16. Quelle est la durée totale de l’exonération fiscale ?

Le régime s’étend sur huit années : cinq années d’exonération totale, puis trois années d’imposition progressive avec des abattements décroissants sur les bénéfices éligibles.

17. Quel abattement s’applique pendant la sixième année ?

Pendant la sixième année, l’entreprise bénéficie d’un abattement de 60 % sur les bénéfices éligibles. Les 40 % restants sont imposés selon le régime applicable.

18. Quel abattement s’applique pendant la septième année ?

Durant la septième année, 40 % des bénéfices éligibles sont exonérés. Les 60 % restants sont soumis à l’impôt sur le revenu ou aux sociétés.

19. Quel abattement s’applique pendant la huitième année ?

La huitième année ouvre droit à un dernier abattement de 20 %. À partir de la neuvième année, l’imposition de droit commun s’applique normalement.

20. L’exonération d’IS est-elle soumise à un plafond annuel ?

Le régime actuel doit notamment respecter le plafond européen des aides de minimis, fixé généralement à 300 000 euros sur une période glissante de trois ans.

21. Qu’est-ce que le plafond européen des aides de minimis ?

Il s’agit du montant maximal de certaines aides publiques qu’une entreprise unique peut recevoir sur trois ans, toutes aides de minimis concernées étant cumulées.

22. Quel est l’effectif maximal autorisé pour bénéficier du régime ?

L’entreprise doit employer moins de 50 salariés. Le calcul de l’effectif est effectué pour chaque exercice selon les règles prévues par la Sécurité sociale.

23. Quel chiffre d’affaires l’entreprise doit-elle respecter ?

L’entreprise doit réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur à 10 millions d’euros ou présenter un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros.

24. Une entreprise dépassant 10 millions d’euros de chiffre d’affaires est-elle automatiquement exclue ?

Pas nécessairement si son total de bilan reste inférieur à 10 millions d’euros. L’entreprise doit respecter au moins l’un des deux critères financiers prévus.

25. Une simple domiciliation en QPV permet-elle d’obtenir l’exonération ?

Non. Une adresse de domiciliation ou une simple boîte aux lettres ne suffit pas. L’entreprise doit exercer une activité économique réelle à l’intérieur du quartier.

26. Faut-il obligatoirement louer un local dans le quartier ?

La réglementation exige une implantation réelle, mais celle-ci dépend de l’activité exercée. Un commerce, un atelier ou un cabinet devra généralement disposer d’un local adapté.

27. Comment prouver que l’activité est réellement exercée dans le QPV ?

L’entreprise peut présenter son bail, ses factures, ses équipements, ses stocks, ses contrats, la présence de salariés et tout document démontrant une exploitation véritable.

28. Une société travaillant uniquement sur Internet peut-elle être éligible ?

Son éligibilité peut être plus difficile à démontrer. Elle devra notamment établir que ses moyens d’exploitation et son activité sont réellement organisés depuis le QPV.

29. Une société peut-elle avoir des clients situés hors du quartier ?

Oui. La localisation de la clientèle n’interdit pas l’exonération. Il faut cependant déterminer où l’activité génératrice du chiffre d’affaires est effectivement réalisée.

30. Que se passe-t-il si l’entreprise possède un établissement hors du QPV ?

L’exonération peut être calculée proportionnellement au chiffre d’affaires provenant de l’activité éligible exercée dans le QPV, le reste demeurant normalement imposable.

31. Une activité non sédentaire peut-elle bénéficier de l’exonération ?

Oui, sous certaines conditions. Lorsque l’activité réalisée dans les QPV représente au moins 25 % du chiffre d’affaires, l’exonération peut s’appliquer intégralement.

32. Que se passe-t-il si l’activité non sédentaire réalise moins de 25 % de son chiffre d’affaires en QPV ?

En dessous de ce seuil, les bénéfices sont imposés proportionnellement au chiffre d’affaires réalisé hors des quartiers prioritaires, selon les règles fiscales de droit commun.

33. Une entreprise créée avant son installation dans le quartier peut-elle bénéficier du dispositif ?

Un simple transfert d’activité existante ne constitue pas toujours une création éligible. L’origine de l’activité et les conditions exactes du transfert doivent être analysées.

34. La reprise d’une entreprise située en QPV est-elle éligible ?

Oui, une reprise peut être éligible lorsqu’elle entraîne un changement effectif de direction et traduit une volonté réelle de maintenir durablement l’activité reprise.

35. Une reprise d’entreprise familiale peut-elle bénéficier de l’exonération ?

Certaines reprises au sein du cercle familial sont exclues ou soumises à des restrictions, notamment lorsque le cédant et ses proches conservent une participation majoritaire.

36. Peut-on bénéficier de l’exonération après une simple transformation juridique ?

Une transformation juridique sans création économique réelle ne permet pas nécessairement d’obtenir un nouveau droit. L’administration examine la continuité de l’activité et de la direction.

37. L’exonération d’impôt sur les bénéfices est-elle automatique ?

Non. L’entreprise doit vérifier son éligibilité, déclarer correctement ses bénéfices et conserver les justificatifs nécessaires pour répondre à un éventuel contrôle de l’administration fiscale.

38. Comment savoir si une adresse est située dans un QPV ?

L’adresse complète doit être recherchée sur le SIG de la politique de la ville. La vérification doit porter sur le numéro exact et non seulement la commune.

39. Toute une ville peut-elle être classée en zone prioritaire ?

Généralement non. Le classement concerne des quartiers délimités, parfois quelques rues seulement. Deux immeubles voisins peuvent donc relever de situations fiscales différentes.

40. Quelles villes françaises possèdent des quartiers anciennement classés en ZFU ?

Des quartiers ont notamment été classés à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Rouen, Nantes, Nice, Toulon et Saint-Étienne.

41. Existe-t-il des anciennes ZFU en Île-de-France ?

Oui, l’Île-de-France comptait de nombreuses ZFU, notamment à Aulnay-sous-Bois, Corbeil-Essonnes, Grigny, Sarcelles, Mantes-la-Jolie, Sevran, Évry-Courcouronnes et La Courneuve.

42. Quels quartiers franciliens étaient connus comme zones franches urbaines ?

Parmi les quartiers connus figurent La Grande Borne, Les Tarterêts, Les Pyramides, le Val Fourré et La Rose-des-Vents, avec des périmètres précisément délimités.

43. Les anciennes ZFU sont-elles automatiquement devenues des QPV ?

Non. Les deux zonages peuvent se recouper, mais ils ne sont pas nécessairement identiques. L’adresse doit être contrôlée sur la cartographie officielle actuellement applicable.

44. Une entreprise implantée en ZFU avant 2026 conserve-t-elle son exonération ?

Oui, lorsqu’elle remplissait les conditions avant la suppression du dispositif, elle peut continuer à bénéficier de l’exonération d’impôt sur les bénéfices jusqu’à son terme.

45. Les anciens avantages fiscaux des ZFU sont-ils tous maintenus ?

Non. Depuis 2026, seule l’exonération acquise sur les bénéfices est maintenue. Plusieurs avantages concernant notamment certaines taxes sur les bureaux ont été supprimés.

46. Une entreprise en QPV peut-elle être exonérée de CFE ?

Une exonération de cotisation foncière des entreprises peut s’appliquer sous conditions, particulièrement pour certaines activités commerciales. Son application doit être vérifiée auprès du service fiscal compétent.

47. L’exonération de CFE est-elle automatiquement accordée ?

Non. Elle dépend notamment de l’activité, de l’effectif, du chiffre d’affaires, de la date d’installation et éventuellement des décisions de la collectivité territoriale concernée.

48. Une exonération de taxe foncière est-elle également possible ?

Certains immeubles affectés à une activité commerciale exercée dans un QPV peuvent bénéficier d’une exonération temporaire de taxe foncière, sous réserve des conditions applicables.

49. L’exonération d’IS supprime-t-elle également la TVA ?

Non. L’exonération sur les bénéfices ne dispense pas automatiquement l’entreprise de TVA. Les règles habituelles de franchise, de déclaration et de paiement restent applicables.

50. L’entreprise reste-t-elle redevable des cotisations sociales ?

Oui. L’exonération d’impôt sur les bénéfices ne supprime pas les cotisations sociales du dirigeant, les charges patronales et salariales ou les autres contributions obligatoires.

51. Le dirigeant peut-il se verser des dividendes sans impôt ?

Non. L’exonération concerne les bénéfices de l’entreprise, pas l’imposition personnelle des dividendes. Les distributions restent soumises au régime fiscal et social applicable.

52. Les plus-values bénéficient-elles de l’exonération QPV ?

Certaines plus-values sont exclues, notamment celles constatées lors de la réévaluation des éléments d’actif. Chaque opération exceptionnelle doit faire l’objet d’une analyse fiscale spécifique.

53. Une entreprise peut-elle cumuler l’avantage QPV avec d’autres exonérations ?

Certains cumuls sont interdits, notamment lorsque l’activité a bénéficié récemment d’autres régimes territoriaux ou fiscaux. L’entreprise doit choisir ou vérifier le dispositif applicable.

54. Une jeune entreprise innovante peut-elle cumuler son régime avec l’exonération QPV ?

Le cumul n’est pas systématiquement possible. Les avantages obtenus au cours des années précédentes peuvent exclure le nouveau régime applicable dans les quartiers prioritaires.

55. Que se passe-t-il lorsque l’entreprise cesse volontairement son activité ?

L’entreprise perd le bénéfice de l’exonération au cours de l’année de cessation volontaire. Des conséquences supplémentaires peuvent apparaître en cas de transfert hors du quartier.

56. Faut-il rembourser l’avantage en cas de transfert hors du QPV ?

Un transfert volontaire intervenant moins de cinq ans après la dernière exonération peut entraîner le remboursement des impôts économisés, selon les conditions prévues par la réglementation.

57. Comment sécuriser fiscalement le projet avant de créer la société ?

Il est conseillé de vérifier l’adresse, d’analyser l’activité et d’adresser un rescrit fiscal complet à l’administration avant de signer définitivement le bail commercial.

58. Qu’est-ce qu’un rescrit fiscal relatif au dispositif QPV ?

Le rescrit est une demande écrite permettant d’obtenir la position de l’administration sur l’éligibilité d’une situation précise au régime d’exonération des bénéfices.

59. Dans quel délai l’administration répond-elle au rescrit ?

Pour ce dispositif, l’administration dispose en principe de trois mois. Une demande doit néanmoins être complète, exacte et suffisamment détaillée pour produire ses effets.

60. Quels documents faut-il joindre à une demande de rescrit ?

Le dossier peut comprendre l’adresse, le bail, les statuts, l’activité détaillée, les prévisions financières, l’effectif envisagé et les informations relatives à une éventuelle reprise.

61. Faut-il vérifier la zone avant de signer le bail ?

Oui. La vérification doit impérativement précéder la signature, car une adresse située quelques mètres hors du périmètre peut rendre l’entreprise totalement inéligible.

62. Quel formulaire faut-il remplir pour demander une exonération de CFE ?

La déclaration initiale de CFE est généralement réalisée avec le formulaire 1447-C-SD. L’entreprise doit y signaler l’exonération demandée et respecter les délais déclaratifs.

63. L’exonération est-elle intéressante pour une entreprise déficitaire ?

Une entreprise déficitaire ne paie normalement pas d’impôt sur les bénéfices. L’exonération devient surtout avantageuse lorsqu’elle dégage effectivement un résultat fiscal positif.

64. Une entreprise peut-elle reporter les années d’exonération non utilisées ?

En principe, la durée commence à courir dès la création ou la reprise éligible. Les années déficitaires ne sont pas automatiquement reportées à une date ultérieure.

65. Le choix du quartier doit-il être fondé uniquement sur la fiscalité ?

Non. L’entrepreneur doit également examiner le marché local, le loyer, l’accessibilité, la sécurité, les transports, la clientèle, les fournisseurs et les possibilités de recrutement.

66. Quels commerces peuvent s’implanter avantageusement dans un QPV ?

Les commerces alimentaires, services de proximité, entreprises de réparation, salons, restaurants et activités répondant à des besoins locaux peuvent y trouver des opportunités intéressantes.

67. Quels artisans peuvent bénéficier du dispositif ?

Les artisans du bâtiment, réparateurs, mécaniciens, coiffeurs, boulangers ou autres professionnels immatriculés peuvent être éligibles lorsque leur activité est réellement exercée dans le quartier.

68. Quelles professions de santé sont potentiellement concernées ?

Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens et auxiliaires médicaux peuvent être concernés, sous réserve de leur qualification et des conditions générales du dispositif.

69. Une société peut-elle exercer plusieurs activités dans le QPV ?

Oui, mais seules les activités expressément éligibles peuvent profiter de l’exonération. La comptabilité doit permettre de distinguer les recettes provenant des différentes activités exercées.

70. Faut-il tenir une comptabilité séparée pour les activités non éligibles ?

Une séparation comptable précise est fortement recommandée afin d’identifier les bénéfices exonérés et imposables, particulièrement lorsque l’entreprise possède plusieurs activités ou établissements distincts.

71. Le siège social et le local d’exploitation peuvent-ils être différents ?

Oui, mais l’exonération dépend principalement du lieu où l’activité est véritablement exploitée. La localisation administrative du siège ne suffit pas à garantir l’avantage.

72. Une société domiciliée chez son président peut-elle être éligible ?

Cela reste possible dans certaines situations, mais elle devra démontrer que l’activité éligible est effectivement exercée à cette adresse avec des moyens d’exploitation suffisants.

73. La société doit-elle embaucher des habitants du quartier ?

Le nouveau régime QPV de 2026 ne reprend pas exactement la clause d’embauche de 50 % applicable aux implantations relevant de l’ancien dispositif ZFU-TE.

74. Quelle était la clause d’embauche de l’ancien régime ZFU-TE ?

L’ancien régime pouvait imposer qu’au moins la moitié de certains salariés ou nouvelles recrues résident dans une ZFU-TE ou un QPV de l’unité urbaine.

75. Peut-on présenter commercialement l’offre comme une société à zéro IS ?

Cette formulation doit être accompagnée de conditions claires. Il s’agit d’une exonération temporaire des bénéfices éligibles, et non d’un taux d’IS définitivement fixé à zéro.

76. Que risque une entreprise utilisant une domiciliation fictive ?

Elle peut subir un redressement fiscal, perdre les exonérations, devoir payer les impôts éludés, des intérêts de retard et éventuellement des pénalités supplémentaires.

77. L’administration fiscale peut-elle contrôler l’implantation réelle ?

Oui. Elle peut examiner le bail, les factures, les déplacements, les équipements, la présence des salariés, les contrats et l’organisation matérielle de l’activité.

78. Les communes peuvent-elles proposer des aides complémentaires ?

Certaines collectivités, intercommunalités ou régions proposent des aides à l’installation, au recrutement, à l’investissement ou à la rénovation des locaux, selon leurs politiques locales.

79. Où trouver la liste officielle des quartiers prioritaires ?

La liste et la cartographie officielle sont disponibles sur le SIG de la politique de la ville. La recherche doit toujours être effectuée avec l’adresse complète.

80. Quel est le principal conseil avant de créer une société en QPV ?

Il faut vérifier simultanément le périmètre géographique, l’activité éligible, l’exploitation réelle, les seuils financiers et les règles fiscales, idéalement au moyen d’un rescrit préalable.

Avertissement

Les informations présentées sur cette page sont fournies à titre général, informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil juridique, fiscal, comptable ou financier, ni une garantie d’éligibilité à une exonération.

Les dispositifs applicables aux anciennes ZFU-TE et aux quartiers prioritaires de la politique de la ville peuvent évoluer. L’application des avantages dépend notamment de la date d’implantation, de l’adresse exacte, de l’activité exercée, de la réalité de l’exploitation, de l’effectif, du chiffre d’affaires et des aides déjà perçues.

Avant toute création, reprise, domiciliation, signature de bail ou décision d’investissement, il est recommandé de faire vérifier votre situation par un avocat fiscaliste et de solliciter, si nécessaire, un rescrit auprès de l’administration fiscale. L’exonération d’impôt sur les bénéfices n’est jamais automatique et ne dispense pas l’entreprise des autres impôts, taxes, cotisations sociales et obligations déclaratives applicables. 

QPV en France

Liste des principales Zones Franches Urbaines en France

La France comptait environ 100 ZFU, réparties dans de nombreuses agglomérations. Attention : depuis le 1er janvier 2026, les ZFU-TE sont supprimées pour les nouvelles implantations. Cette liste est donc historique. Pour une création actuelle, il faut vérifier si l’adresse se trouve dans un quartier prioritaire de la politique de la ville – QPV.

Île-de-France

  • Aulnay-sous-Bois : La Rose-des-Vents, Cité Emmaüs, Les Merisiers, Les Étangs
  • La Courneuve : Les 4000
  • Clichy-sous-Bois – Montfermeil : Grand Ensemble
  • Sevran : Les Beaudottes
  • Bondy : Quartier Nord
  • Stains : Clos Saint-Lazare, Allende
  • Épinay-sur-Seine : Orgemont
  • Neuilly-sur-Marne : Les Fauvettes
  • Aubervilliers – Bobigny – Drancy – Pantin : Étoile, Grémillon, Pont-de-Pierre, Les Courtillières
  • Le Blanc-Mesnil – Dugny : Pont-Yblon et quartiers Nord
  • Corbeil-Essonnes – Évry-Courcouronnes : Les Tarterêts, Les Pyramides
  • Grigny – Viry-Châtillon : La Grande Borne et le village de Grigny
  • Épinay-sous-Sénart : Cinéastes-Plaine
  • Mantes-la-Jolie : Le Val Fourré
  • Les Mureaux : Bécheville, Les Bougimonts, L’Île-de-France, La Vigne-Blanche, Les Musiciens
  • Trappes : Les Merisiers
  • Sartrouville : Le Plateau, Cité des Indes
  • Meaux : Beauval, La Pierre-Collinet
  • Melun : Quartier Nord-Maincy
  • Montereau-Fault-Yonne : ZUP de Surville
  • Argenteuil : Val-d’Argent
  • Garges-lès-Gonesse – Sarcelles : Dame-Blanche, La Muette, Lochères
  • Villiers-le-Bel : Les Puits, La Marlière, Derrière-les-Murs-de-Monseigneur
  • Champigny-sur-Marne – Chennevières-sur-Marne : Le Bois-l’Abbé, Les Mordacs
  • Choisy-le-Roi – Orly : Le Grand Ensemble, Les Navigateurs
  • Vitry-sur-Seine : Grand Ensemble Ouest-Est

Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Marseille, 15e et 16e arrondissements : Plan-d’Aou, La Bricarde, La Castellane, Mourepiane
  • Marseille : Saint-Barthélemy, Le Canet, Delorme-Paternelle
  • Nice – Saint-André-de-la-Roche : L’Ariane
  • Toulon : Centre ancien
  • La Seyne-sur-Mer : ZUP de Berthe
  • Avignon : Croix-des-Oiseaux, Saint-Chamand, Monclar

Auvergne-Rhône-Alpes

  • Lyon, 9e arrondissement : La Duchère
  • Vaulx-en-Velin : ancienne ZUP, La Grappinière, Petit-Pont
  • Vénissieux : Les Minguettes
  • Rillieux-la-Pape : Ville Nouvelle
  • Grenoble : Village Olympique, La Villeneuve
  • Saint-Étienne : Montreynaud
  • Clermont-Ferrand : Croix-de-Neyrat, Les Vergnes, Champratel, La Gauthière, La Plaine
  • Valence : Fontbarlettes, Le Plan

Hauts-de-France

  • Lille – Loos : Faubourg-de-Béthune, Moulins, Lille-Sud, L’Épi-de-Soil
  • Roubaix – Hem : Longchamp, Trois-Baudets, Trois-Fermes, Lionderie, Hauts-Champs
  • Tourcoing – Roubaix : La Bourgogne, Alma, Cul-de-Four, Fosse-aux-Chênes, Épidème, Épeule
  • Valenciennes – Anzin – Raismes – Beuvrages : Val-d’Escaut
  • Douai – Auby – Waziers et communes voisines : Dorignies, Pont-de-la-Deûle, Les Asturies
  • Denain – Douchy-les-Mines – Escaudain – Lourches : Faubourg-du-Château, La Liberté, Nouveau-Monde
  • Maubeuge – Louvroil : Sous-le-Bois, Douzies, Montplaisir, Les Épinettes
  • Calais : Le Beau-Marais
  • Amiens : Quartier Nord
  • Beauvais : Argentine
  • Creil – Montataire : Plateau Rouher
  • Saint-Quentin : Le Vermandois
  • Soissons : Presles, Chevreux
  • Hénin-Beaumont et communes voisines : ZAC des Deux-Villes, Jean-Macé, La Chênaie

Grand Est

  • Strasbourg : Neuhof
  • Strasbourg : Hautepierre
  • Mulhouse : Les Coteaux
  • Metz : Borny, Les Hauts-de-Blémont
  • Woippy – Metz : Saint-Éloi, Pré-Génie
  • Nancy – Vandœuvre-lès-Nancy – Laxou – Maxéville : Haut-du-Lièvre, Champ-le-Bœuf, Les Nations
  • Reims : Croix-Rouge
  • Troyes et communes voisines : Chantereigne-Montvilliers
  • Charleville-Mézières : Ronde-Couture
  • Saint-Dizier : Vert-Bois, Le Grand-Lachat

Occitanie

  • Toulouse : La Reynerie, Bellefontaine, Faourette, Bagatelle, Bordelongue
  • Montpellier : La Paillade
  • Nîmes : Pissevin, Valdegour
  • Béziers : Les Arènes, La Devèze
  • Perpignan : Le Vernet

Nouvelle-Aquitaine

  • Bordeaux – Cenon – Floirac – Lormont : Hauts-de-Garonne, Bastide, Quais-de-Queyries, Brazza
  • La Rochelle : Mireuil, Laleu, La Pallice, La Rossignolette

Pays de la Loire

  • Nantes – Saint-Herblain : Bellevue
  • Saint-Nazaire : Avalix, La Chesnaie, La Tréballe, La Bouletterie
  • Angers : Belle-Beille
  • Le Mans : Les Sablons

Normandie

  • Rouen – Bihorel : Le Châtelet, La Lombardie, Les Sapins, La Grand’Mare
  • Le Havre : Mont-Gaillard, Bois-de-Bléville, Mare-Rouge
  • Caen : La Guérinière, La Grâce-de-Dieu
  • Hérouville-Saint-Clair : Le Val, Les Belles-Portes, Le Grand-Parc
  • Évreux : La Madeleine
  • Cherbourg-en-Cotentin : Les Provinces
  • Alençon : Courteille, Perseigne

Bourgogne-Franche-Comté

  • Besançon : Planoise
  • Montbéliard : Petite-Hollande
  • Belfort : Les Résidences
  • Chenôve : Le Mail
  • Sens : Champs-d’Aloup, Champs-Plaisants, Les Arènes, Les Chaillots

Centre-Val de Loire

  • Orléans : L’Argonne
  • Bourges : Chancellerie, Gibjoncs, Turly, Barbottes
  • Dreux – Sainte-Gemme-Moronval : Chamards, Croix-Tiénac, Lièvre-d’Or
  • Blois : Bégon, Croix-Chevalier

Outre-mer

  • Les Abymes – Pointe-à-Pitre : Boissard, Mortenol, Les Lauriers
  • Basse-Terre : Rivière-des-Pères, Centre-ville
  • Fort-de-France : Dillon
  • Cayenne : Village Chinois, quartiers Sud
  • Saint-Laurent-du-Maroni : Bourg, Charbonnière
  • Saint-Denis de La Réunion : Le Chaudron, Moufia, Sainte-Clotilde
  • Saint-André – Bras-Panon – Saint-Benoît : La Cressonnière, quartier Rive-Droite

Cette sélection provient de l’atlas officiel des anciennes ZFU. Un nom de ville ou de quartier ne suffit jamais à confirmer une exonération : seules certaines rues et parcelles appartenaient au périmètre. Pour une entreprise créée depuis le 1er janvier 2026, il faut contrôler l’adresse dans le zonage actuel des QPV.            Depuis le 1er janvier 2026, les anciennes ZFU-TE sont remplacées, pour les nouvelles créations ou reprises d’activité, par un dispositif fiscal applicable dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

La nuance importante est la suivante : les ZFU ne sont pas simplement renommées QPV. Il s’agit d’un nouveau régime, avec un zonage et des conditions différents.

Ce que prévoit le nouveau dispositif QPV

Pour une activité créée ou reprise entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030, l’entreprise peut bénéficier de :

  • cinq années d’exonération totale d’impôt sur les bénéfices ;
  • 60 % d’exonération la sixième année ;
  • 40 % la septième année ;
  • 20 % la huitième année.

Pour une SAS, SASU ou SARL soumise à l’IS, cet avantage prend la forme d’une exonération temporaire d’impôt sur les sociétés sur les bénéfices éligibles.

exonérations fiscales

Quelles entreprises sont concernées ?

Le nouveau dispositif vise principalement :

  • les activités commerciales ;
  • les activités artisanales ;
  • les professions de santé.

L’entreprise doit notamment :

  • être créée ou reprise dans un QPV entre 2026 et 2030 ;
  • employer moins de 50 salariés ;
  • réaliser moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel hors taxes, ou avoir un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros ;
  • exercer réellement son activité dans le quartier ;
  • respecter le plafond européen des aides de minimis.

Une simple domiciliation ou une boîte aux lettres dans un QPV ne suffit donc pas.

Que deviennent les entreprises déjà installées en ZFU ?

Les entreprises implantées en ZFU-TE au plus tard le 31 décembre 2025 peuvent conserver leur exonération d’impôt sur les bénéfices jusqu’au terme prévu, si elles continuent à respecter les anciennes conditions.

En revanche, une entreprise qui s’installe dans une ancienne ZFU en 2026 ne bénéficie pas automatiquement de l’ancien dispositif. Elle doit vérifier si son adresse appartient désormais à un QPV et si son activité est éligible au nouveau régime.

Comparaison rapide

Ancien dispositifNouveau dispositif
ZFU-TEQPV
Implantation au plus tard le 31 décembre 2025Création ou reprise entre 2026 et 2030
Activités commerciales, artisanales, industrielles ou libéralesActivités commerciales, artisanales ou professions de santé
Clause locale d’emploi dans certaines situationsPas de reprise identique de l’ancienne clause de 50 %
Droits maintenus pour les entreprises déjà éligiblesNouveau droit pour les créations ou reprises éligibles

En résumé : pour une création réalisée en 2026, il faut rechercher un QPV, et non une ZFU. L’adresse exacte doit être vérifiée sur la cartographie officielle avant de domicilier la société ou de signer un bail.

zone franche urbaine ZFU

Liste des principaux QPV en France

La France compte plus de 1 300 quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il est donc impossible de reproduire utilement la liste complète dans une seule page. Voici les principaux QPV situés dans les grandes agglomérations françaises.

Attention : le classement concerne un périmètre précis, pas l’ensemble de la commune. Une adresse située dans le quartier au sens courant peut se trouver en dehors du périmètre administratif du QPV.

Paris

Les principaux QPV parisiens se trouvent notamment dans les 10e, 11e, 13e, 14e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements :

  • Porte de Saint-Ouen – Porte Pouchet ;
  • Blémont ;
  • La Chapelle – Évangile ;
  • Goutte-d’Or ;
  • Porte de la Chapelle – Charles-Hermite ;
  • Michelet – Alphonse-Karr – Rue-de-Nantes ;
  • Stalingrad – Riquet ;
  • Danube – Solidarité – Marseillaise ;
  • Compans – Pelleport ;
  • Algérie ;
  • Les Portes du 20e ;
  • Python-Duvernois ;
  • Villa-d’Este ;
  • Kellermann – Paul-Bourget ;
  • Jeanne-d’Arc – Clisson ;
  • Chevaleret ;
  • Oudiné – Chevaleret ;
  • Didot – Porte-de-Vanves ;
  • Grand-Belleville.

Seine-Saint-Denis

Le département possède un nombre très important de QPV :

  • Aubervilliers : Villette – Quatre-Chemins, Émile-Dubois – Maladrerie, Landy – Marcreux – Pressensé ;
  • Aulnay-sous-Bois : Rose-des-Vents, Cité de l’Europe, Étangs – Merisiers ;
  • Bagnolet : La Noue – Malassis ;
  • Bobigny : Abreuvoir – Bondy Nord, Centre-ville, Pont-de-Pierre ;
  • Bondy : Blanqui, Noue-Caillet, Bondy Nord ;
  • Clichy-sous-Bois – Montfermeil : Haut-Clichy – Centre-ville – Bosquets – Lucien-Noël ;
  • Drancy : Avenir Parisien, Gaston-Roulaud ;
  • Épinay-sur-Seine : Orgemont, Centre-ville ;
  • La Courneuve : Les 4000 ;
  • Le Blanc-Mesnil : Quartiers Nord, Cité 212 ;
  • Montreuil : Bel-Air – Grands-Pêchers, La Noue – Clos Français, Branly – Boissière ;
  • Neuilly-sur-Marne : Les Fauvettes ;
  • Noisy-le-Grand : Champy – Hauts-Bâtons ;
  • Pantin : Les Courtillières – Pont-de-Pierre ;
  • Pierrefitte-sur-Seine : Poètes – Joncherolles ;
  • Romainville : Marcel-Cachin ;
  • Saint-Denis : Franc-Moisin – Bel-Air, Floréal – Saussaie – Allende, Plaine – Landy – Bailly ;
  • Saint-Ouen-sur-Seine : Vieux Saint-Ouen, Cordon – La Motte – Taupin ;
  • Sevran : Les Beaudottes, Rougemont, Montceleux – Pont-Blanc ;
  • Stains : Clos-Saint-Lazare, Moulin-Neuf ;
  • Tremblay-en-France : Grand Ensemble ;
  • Villepinte : Pasteur.

Autres départements d’Île-de-France

Val-de-Marne

  • Bois-l’Abbé à Champigny-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne ;
  • Mordacs à Champigny-sur-Marne ;
  • Grand Ensemble à Vitry-sur-Seine ;
  • Navigateurs à Choisy-le-Roi et Orly ;
  • Quartier Petit-Pré – Sablières à Créteil ;
  • Mont-Mesly – La Habette – Coteaux-du-Sud à Créteil ;
  • Quartiers Sud à Villeneuve-Saint-Georges ;
  • Bois-Matar à Villeneuve-Saint-Georges ;
  • Grand Ensemble à Alfortville.

Val-d’Oise

  • Val-d’Argent à Argenteuil ;
  • Dame-Blanche et Lochères à Garges-lès-Gonesse et Sarcelles ;
  • La Muette à Garges-lès-Gonesse ;
  • Village – Puits-la-Marlière – Derrière-les-Murs à Villiers-le-Bel ;
  • Chennevières – Parc-le-Nôtre à Saint-Ouen-l’Aumône ;
  • Marcouville à Pontoise ;
  • Louvrais à Pontoise ;
  • Chênes – Eguerêts à Cergy ;
  • Carreaux à Villiers-le-Bel.

Essonne

  • Les Tarterêts à Corbeil-Essonnes ;
  • Les Pyramides à Évry-Courcouronnes ;
  • Le Parc-aux-Lièvres à Évry-Courcouronnes ;
  • La Grande Borne à Grigny et Viry-Châtillon ;
  • Grigny 2 ;
  • Plateau de Viry-Châtillon ;
  • Les Aunettes à Évry-Courcouronnes ;
  • Cinéastes – Plaine à Épinay-sous-Sénart ;
  • Les Hautes-Mardelles à Brunoy ;
  • Les Bergeries à Draveil.

Yvelines

  • Val Fourré à Mantes-la-Jolie ;
  • Les Merisiers à Trappes ;
  • Plateau – Cité-des-Indes à Sartrouville ;
  • Cinq Quartiers aux Mureaux ;
  • Noé – Feucherets à Chanteloup-les-Vignes ;
  • Pont-du-Routoir à Guyancourt ;
  • Petits-Prés – Sept-Mares à Élancourt et Maurepas ;
  • Beauregard à Poissy ;
  • La Coudraie à Poissy.

Seine-et-Marne

  • Beauval – Dunant à Meaux ;
  • Pierre-Collinet à Meaux ;
  • Surville à Montereau-Fault-Yonne ;
  • Quartier Nord à Melun ;
  • Plateau de Corbeil – Plein-Ciel à Melun et Le Mée-sur-Seine ;
  • Mont-Saint-Martin à Nemours ;
  • Anne-Franck à Dammarie-les-Lys ;
  • La Plaine-du-Lys à Dammarie-les-Lys ;
  • Arche-Guédon à Torcy ;
  • Deux-Parcs – Luzard à Noisiel.

Marseille et Aix-en-Provence

La métropole Aix-Marseille-Provence comprend de nombreux QPV :

  • Centre-ville – Canet – Arnavaux – Jean-Jaurès ;
  • Frais-Vallon – Le Clos – La Rose ;
  • Malpassé – Corot ;
  • Saint-Barthélemy – Grand-Domaine ;
  • La Castellane – La Bricarde ;
  • Kallisté – Granière – Solidarité ;
  • Plan-d’Aou – Saint-Antoine ;
  • La Savine ;
  • Bassens ;
  • Campagne-Lévêque ;
  • Air-Bel ;
  • La Capelette ;
  • La Cayolle ;
  • Les Escourtines ;
  • Les Aygalades ;
  • La Viste ;
  • Félix-Pyat ;
  • Bellevue ;
  • Saint-Mauront ;
  • Consolat – Mirabeau ;
  • Centre-ville de Marseille ;
  • Jas-de-Bouffan à Aix-en-Provence ;
  • Encagnane à Aix-en-Provence ;
  • Notre-Dame à Vitrolles ;
  • Les Pins à Vitrolles ;
  • Centre ancien à Marignane.

Lyon et sa métropole

La Métropole de Lyon compte 43 QPV en 2024, parmi lesquels :

  • La Duchère à Lyon ;
  • États-Unis – Langlet-Santy à Lyon ;
  • Mermoz à Lyon ;
  • Moncey à Lyon ;
  • Cités Sociales de Gerland à Lyon ;
  • Gorge-de-Loup – La Vallonière à Lyon ;
  • Moulin-à-Vent ;
  • Minguettes – Clochettes à Vénissieux et Saint-Fons ;
  • Grande-Île à Vaulx-en-Velin ;
  • Ville-Nouvelle à Rillieux-la-Pape ;
  • Terraillon – Chénier à Bron ;
  • Parilly à Bron ;
  • Tonkin à Villeurbanne ;
  • Les Buers à Villeurbanne ;
  • Saint-Jean à Villeurbanne ;
  • La Saulaie à Oullins-Pierre-Bénite ;
  • Prainet à Décines-Charpieu ;
  • Bel-Air à Saint-Priest ;
  • Les Vernes à Givors ;
  • Centre à Givors.

La liste officielle de la Métropole de Lyon comprend également Arsenal – Carnot – Parmentier, Bellevue – Ermitage, Garibaldi, Laënnec, Le Mathiolan, Les Plantées et Les Sources – Le Pérollier.

Lille et sa métropole

La Métropole européenne de Lille compte 26 QPV en 2024, dont :

  • Secteur Sud à Lille ;
  • Secteur Nord-Est à Lille ;
  • Secteur Ouest à Lille ;
  • Les Oliveaux à Loos ;
  • Nouveau-Roubaix ;
  • Secteur Nord à Roubaix ;
  • Quartier intercommunal Hautchamps – Longchamp – Lionderie – Trois-Baudets ;
  • Épidème – Villas – Couteaux ;
  • La Bourgogne à Tourcoing ;
  • Virolois à Tourcoing ;
  • Pont-Rompu ;
  • Pont-de-Bois – Hôtel-de-Ville à Villeneuve-d’Ascq ;
  • Résidence – Poste – Triolo à Villeneuve-d’Ascq ;
  • Nouveau-Mons – Les Sarts – Dombrowski à Mons-en-Barœul ;
  • Pacot – Vandracq ;
  • Centralité de Beaulieu ;
  • Bizet – Briqueterie ;
  • Attargette – Chanzy.

Toulouse et sa métropole

Les principaux QPV de Toulouse comprennent notamment :

  • Grand-Mirail ;
  • Reynerie ;
  • Bellefontaine ;
  • Bagatelle ;
  • La Faourette ;
  • Papus ;
  • Tabar ;
  • Bordelongue ;
  • Empalot ;
  • Izards – La Vache ;
  • Bourbaki ;
  • Negreneys ;
  • Arènes ;
  • Pradettes ;
  • Soupetard ;
  • La Gloire ;
  • Bréguet-Lécrivain – Saint-Exupéry ;
  • Cépière-Beauregard ;
  • Val-d’Aran – Poitou – Pyrénées à Colomiers ;
  • En-Jacca à Colomiers ;
  • Vivier-Maçon à Cugnaux.

Bordeaux et sa métropole

La Métropole bordelaise compte 23 QPV en 2024 :

  • Bacalan ;
  • Grand-Parc ;
  • Le Lac ;
  • Marne-Capucins ;
  • Benauge – Henri-Sellier – Léo-Lagrange – Beausite ;
  • Carle-Vernet – Terres-Neuves ;
  • Yser – Pont-de-Madame ;
  • Palmer – Saraillère – 8-Mai-1945 – Dravemont ;
  • Génicart-Est ;
  • Carriet ;
  • Jean-Jaurès ;
  • Saige ;
  • Haut-Livrac ;
  • Beaudésert ;
  • Châtaigneraie – Arago ;
  • Thouars ;
  • Grand-Caillou ;
  • Quartier Champ-de-Course ;
  • Quartier de l’Avenir ;
  • Alpilles – Vincennes – Bois-Fleuri ;
  • Thorez – Goélands ;
  • Dorat ;
  • Barthez.

Montpellier

  • Mosson ;
  • La Paillade ;
  • Petit-Bard – Pergola ;
  • Cévennes ;
  • Pas-du-Loup – Val-de-Croze ;
  • Lemasson ;
  • Celleneuve ;
  • Prés-d’Arènes ;
  • Gély – Figuerolles ;
  • Vert-Bois ;
  • Aiguelongue.

Nice et la Côte d’Azur

  • L’Ariane – Le Manoir ;
  • Les Moulins – Point-du-Jour ;
  • Paillon ;
  • Las Planas ;
  • Centre-ville de Nice ;
  • Nice Les Sagnes ;
  • Rives-du-Var ;
  • Hauts-de-Vallauris ;
  • Centre ancien de Grasse ;
  • Grand-Centre à Cannes ;
  • Ranguin – Frayère à Cannes ;
  • Carros Centre.

Strasbourg et l’Eurométropole

  • Neuhof – Meinau ;
  • Hautepierre ;
  • Cronenbourg ;
  • Elsau ;
  • Koenigshoffen ;
  • Port-du-Rhin ;
  • Hohberg ;
  • Cité de l’Ill ;
  • Libermann à Illkirch-Graffenstaden ;
  • Écrivains à Schiltigheim et Bischheim ;
  • Marais à Schiltigheim ;
  • Hirondelles à Lingolsheim.

Nantes et Saint-Nazaire

  • Bellevue à Nantes et Saint-Herblain ;
  • Nantes Nord ;
  • Dervallières ;
  • Malakoff ;
  • Bottière – Pin-Sec ;
  • Clos-Toreau ;
  • Breil ;
  • Port-Boyer ;
  • Sillon-de-Bretagne à Saint-Herblain ;
  • Château à Rezé ;
  • Avalix à Saint-Nazaire ;
  • La Chesnaie à Saint-Nazaire ;
  • La Bouletterie à Saint-Nazaire ;
  • La Tréballe à Saint-Nazaire.

Grenoble et son agglomération

  • Villeneuve – Village-Olympique à Grenoble ;
  • Mistral – Lys-Rouge à Grenoble ;
  • Alma – Très-Cloîtres – Chenoise ;
  • Teisseire – Abbaye – Jouhaux – Châtelet ;
  • Arlequin ;
  • Essarts – Surieux à Échirolles ;
  • Renaudie – Champberton à Saint-Martin-d’Hères ;
  • Îles-de-Mars – Olympiades ;
  • Grand-Galet à Pont-de-Claix ;
  • Bastille à Fontaine.

Rouen et Le Havre

Rouen

  • Les Hauts-de-Rouen ;
  • Châtelet ;
  • Lombardie ;
  • Sapins ;
  • Grand’Mare ;
  • Grammont ;
  • Château-Blanc à Saint-Étienne-du-Rouvray ;
  • Parc-du-Rouvray ;
  • Plateau – Les Provinces à Grand-Quevilly ;
  • Les Arts – Les Fleurs à Petit-Quevilly.

Le Havre

  • Mont-Gaillard ;
  • Bois-de-Bléville ;
  • Mare-Rouge ;
  • Caucriauville ;
  • Soquence ;
  • Vallée-Béreult ;
  • Quartiers Sud ;
  • Centre ancien.

Rennes

  • Le Blosne ;
  • Villejean ;
  • Maurepas ;
  • Cleunay ;
  • Champs-Manceaux ;
  • Les Clôteaux ;
  • Bréquigny ;
  • La Harpe ;
  • Bellevue à Saint-Jacques-de-la-Lande.

Reims

  • Croix-Rouge ;
  • Orgeval ;
  • Wilson ;
  • Châtillons ;
  • Europe ;
  • Épinettes – Maladrerie – Chemin-des-Bouchers.

Nancy et Metz

Nancy

  • Plateau-de-Haye ;
  • Haut-du-Lièvre ;
  • Champ-le-Bœuf ;
  • Haussonville – Les Nations ;
  • Californie à Jarville-la-Malgrange ;
  • Provinces à Laxou ;
  • Vand’Est à Vandœuvre-lès-Nancy.

Metz

  • Borny ;
  • Bellecroix ;
  • La Patrotte – Metz-Nord ;
  • Hauts-de-Vallières ;
  • Saint-Éloi – Pré-Génie à Woippy ;
  • Boileau – Pré-Génie.

Orléans

  • Argonne ;
  • La Source ;
  • Blossières ;
  • Dauphine ;
  • Les Salmoneries ;
  • Clos-de-la-Grande-Salle ;
  • Pont-Bordeau à Saint-Jean-de-Braye ;
  • Les Chaises à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Clermont-Ferrand

  • Croix-de-Neyrat ;
  • Champratel ;
  • Les Vergnes ;
  • La Gauthière ;
  • Saint-Jacques ;
  • Fontaine-du-Bac ;
  • Quartiers Nord.

Outre-mer

Les territoires ultramarins possèdent également de nombreux QPV :

  • Pointe-à-Pitre ;
  • Les Abymes ;
  • Basse-Terre ;
  • Fort-de-France ;
  • Le Lamentin ;
  • Cayenne ;
  • Matoury ;
  • Kourou ;
  • Saint-Laurent-du-Maroni ;
  • Saint-Denis de La Réunion ;
  • Saint-André ;
  • Saint-Benoît ;
  • Saint-Paul ;
  • Saint-Pierre ;
  • Le Port ;
  • Saint-Louis ;
  • Mamoudzou et de nombreux secteurs de Mayotte.

Où trouver la liste complète des QPV ?

La liste officielle métropolitaine est fixée par le décret du 28 décembre 2023, corrigé en juillet 2024. Les cartes par région et département sont disponibles dans l’atlas officiel des QPV 2024.

Vérifier le numéro et la rue exacte sur le SIG. La présence du quartier dans cette liste ne prouve pas que toutes ses adresses sont classées en QPV.